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Dossier : Rétro 2017 : les grands événements de l'actualité en Moselle

RETRO 2017 en Moselle : pour la 5è année de suite, un camp de demandeurs d'asile s'installe avenue de Blida

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Par , France Bleu Lorraine Nord
Metz, France

C'est l'un des faits marquants de l'année 2017 en Moselle : une nouvelle fois, un camp d'accueil de demandeurs d'asile a été installé, en avril, sur un ancien parking de l'avenue de Blida à Metz. Lors de son démantèlement, le 15 novembre dernier, près de 800 personnes y vivaient.

Lors du démantèlement, le 15 novembre 2017, près de 800 demandeurs d'asile vivaient sur le camp de l'avenue de Blida à Metz.
Lors du démantèlement, le 15 novembre 2017, près de 800 demandeurs d'asile vivaient sur le camp de l'avenue de Blida à Metz. © Maxppp - Anthony PICORE

Nous sommes le 15 novembre 2017. Au petit jour, des policiers investissent l'avenue de Blida, à Metz. Sur un parking, sous des tentes, près de 800 demandeurs d'asile s'apprêtent à être déplacés et mis à l'abri pour l'hiver. Le camp de Blida, comme on l'appelle, va être démantelé, 7 mois après avoir été installé par la préfecture de la Moselle.

Une telle situation n'est pas nouvelle : face à l'afflux quasi-continu de demandeurs d'asile dans la capitale mosellane, cela fait 5 ans maintenant que les services de l’État mettent en place un camp pour ces plusieurs centaines de personnes, principalement originaires des Balkans et d'Afrique sub-saharienne.

Tous racontent la peur, le froid, les conditions de vie sordides. Emmanuelle, bénévole au sein du collectif le Soleil de Blida, ne peut cacher son "sentiment de honte. J'avais l'impression qu'on était face à un déni de justice. Comment est-il possible qu'on arrive, dans le monde entier, à gérer des campements, alors qu'à Metz on n'arrive pas à gérer 800 personnes ?"

De fait, la législation sur le droit d'asile prévoit que les demandeurs doivent être logés par l’État en attendant la réponse concernant leur demande. Mais face à la pression, la préfecture explique qu'elle manque de place ; c'est pour cette raison que ce camp est installé année après année. Ce qui a changé en revanche en 2017, c'est qu'une entreprise, Adoma, a été mandatée pour s'occuper de la gestion du camp. Ça n'a pas empêché la violence et, selon plusieurs militants associatifs, les trafics de stupéfiants et la prostitution.

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Pour Eric Graff, porte parole du collectif mosellan de lutte contre la misère, il y a quelque chose de profondément choquant à voir un camp de ce type à Metz : "qu'on parle d'humanitaire en Syrie ou au Mali, oui. Bien sur que là, il faut faire des camps le plus acceptables possible. Mais en France, c'est anormal ! Chez nous, on ne doit pas parler d'humanitaire mais de social !"

De son côté, le conseiller municipal délégué à l'urgence sociale, humanitaire et sanitaire Raphaël Pitti s'insurge, lui-aussi, de l'existence de ce camp sous cette forme. "_L’État a fait moins que le strict minimum, puisque ce sont les associations humanitaires qui ont dû acheter les tentes_. Je me suis proposé par lettre pour organiser le camp, j'en ai les compétences universitaires. Mais on a refusé que je m'en charge."

Le médecin de guerre fustige également les récentes orientations prises par le ministre de l'intérieur. Gérard Collomb prépare en effet une loi pour réformer le droit d'asile. Pour Raphaël Pitti, l'ancien maire de Lyon est dans une "_démarche répressive, e_n imaginant qu'on va fermer nos frontières pour les empêcher de venir. Mais c'est illusoire ! On est dans une problématique, qui est celle d'un flux migratoire qui ne va que s'accentuer avec le temps. Il y a nécessité d'élaborer une véritable politique d'accueil et d'intégration des populations migrantes."

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En attendant, depuis le démantèlement du camp, plusieurs dizaines de demandeurs d'asile sont revenus à Metz. Ils dorment où ils le peuvent, sous des ponts, dans des abris de fortune. Autant dire que les bénévoles regardent avec crainte l'année 2018 qui débute.

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