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RÉTRO 2017 - Sandrine Rousseau veut libérer la parole des femmes

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Par , France Bleu Nord
Lille, France

Un témoignage, puis un livre et enfin une association : la nordiste Sandrine Rousseau a trouvé son combat. Celui de la lutte contre les violences faites aux femmes. Un engagement en écho avec l'actualité, et les nombreuses affaires de harcèlement sexuel.

"Parler" c'est le titre du livre, et le nom de l'association, de l'ancienne élue écologiste nordiste
"Parler" c'est le titre du livre, et le nom de l'association, de l'ancienne élue écologiste nordiste © Maxppp - Philippe Pauchet

"93 000 femmes sont violées chaque année en France, mais seules 10 % portent plainte et dans 1 % des cas le violeur sera condamné" : Sandrine Rousseau n'accepte pas que tant de femmes soient victimes. Et surtout qu'elles soient aussi nombreuses à garder le silence. Alors elle parle. Au nom des autres. 

Ses premiers mots datent de mai 2016. Avec d'autres élues écologistes elle accuse l'ex-député Vert Denis Baupin de harcèlement et d'agressions sexuelles. Le parquet ouvre une enquête mais les faits sont trop anciens, ils sont prescrits et la plainte de Sandrine Rousseau est classée. Mais la nordiste ne veut pas en rester là, ces révélations la poussent à s'engager. Pour inciter les femmes à témoigner.

Sandrine Rousseau : "Pour les femmes, parler c'est se libérer"

Première pierre : le livre "Parler" sorti en septembre 2017 : "La première idée du livre c'est de dire aux femmes, il faut parler parce que c'est un acte qui est vraiment très libérateur. Parler permet de passer à autre chose, de se donner de la force, de se remettre à égalité avec la personne qui nous a fait du mal. Après la publication du livre j'ai reçu des centaines, des milliers de témoignages, de femmes qui me soutenaient. Aussi de femmes victimes qui en parlaient pour la toute première fois. J'ai vraiment essayé de répondre à tout le monde, car c'était un grand témoignage de confiance que de m'écrire"

L'affaire Weinstein, l'onde de choc : "J'ai ressenti ça comme un immense souffle d'espoir. Enfin quelque chose allait changer. On voyait que les femmes partout, quelle que soit leur situation, leur notoriété, l'argent qu'elle gagnait. Partout, de la plus fragile à la plus forte on était victimes de ça"

Le moment douloureux : le clash avec Christine Angot sur France 2 chez Laurent Ruquier :"Je crois qu'au final ça a été utile. D'abord parce que c'est la première fois qu'on parlait de violences sexuelles dans une émission de divertissement, à une heure de grande écoute. Il y a eu de la violence sur le plateau, mais après ça a généré beaucoup de solidarité, beaucoup de questions. Et je pense qu'il y a quelque chose qui a bougé après : les gens se sont dits : c'est incroyable que quelqu'un qui parle soit traitée de cette manière-là. Après ça a été un moment difficile, même beaucoup plus dur que ce qu'il parait à la télévision"

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"Parler" une association pour aider concrètement les femmes : "L'objectif de cette association c'est de mettre un peu de solidarité et d'humanité et de dire aux femmes : vous n'allez pas porter plainte toute seule, quand vous avez une confrontation avec un juge, on vous attend à la sortie, juste pour que vous ne soyez pas toute seule. Il y a une vraie solidarité, même de l'amitié qui se créée entre les victimes. Nous allons organiser des rencontres dans plusieurs villes ( Lille le 11 janvier, Paris le 23 janvier, Bordeaux le 6 février) pour échanger avec d'autres femmes."

Un combat sur le long terme "Je suis partie pour au moins 3 ou 4 ans. Il faut vraiment faire bouger les choses, au niveau de la loi, de la prise en charge des victimes, du recueil des plaintes. Quand il faut s'engager je m'engage. Il y a des moments où j'aspire à me reposer mais en même temps je suis très heureuse de rencontrer ces femmes car il y a vraiment une communauté qui se créée et même de l'amitié. C'est pas que du malheure, on peut tirer des choses positives de ce qui nous arrive"

"Parler", l'association que préside Sandrine Rousseau, est à retrouver sur internet : www.associationparler.com. La nordiste a lancé une campagne de financement participatif afin de recueillir des fonds.

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