Société

Réunionnais exilés de force dans les années 1960 : l'Isérois Jean-Charles Pitou à l'Assemblée nationale

Par Céline Loizeau, France Bleu Isère mardi 18 février 2014 à 13:03

pitou : photo du livre
pitou : photo du livre © Asso "Génération brisée"

Ce mardi 18 février, les députés doivent se prononcer sur la responsabilité morale de l’État dans l'affaire dite des Réunionnais de la Creuse. Jean-Charles Pitou, président de l'association "Génération brisée" sera présent à l'Assemblée nationale pour assister au débat.

Ce mardi 18 février, dans l'après-midi, les députés doivent se prononcer sur la responsabilité morale de l'Etat dans ce qu'on appelle l'affaire des "Réunionnais de la Creuse".

Ces enfants ont été exilés de l'île de la Réunion vers la métropole pour repeupler les départements ruraux, comme la Creuse. C'était dans les années 60-70. Des orphelins, des enfants abandonnés ou délaissés par leurs parents. Si on parle des "Réunionnais de la Creuse", c'est que ce département rural en a accueilli beaucoup.

Si l'Isère ne fait pas partie des départements à avoir accueilli ces enfants - ils sont plus de 1.600 - un Isérois fera le déplacement à Paris aujourd'hui. Car cette histoire, c'est aussi celle de Jean-Charles Pitou. Cet artisan peintre de Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs est arrivé en France à 9 ans, dans un foyer à Quézac, dans le Cantal. Installé en Isère depuis environ 30 ans, il préside l'association "Génération brisée".

Au début des années 2000, lorsque Jean-Jacques Martial, arrivé en Creuse à l'âge de 7 ans, ose porter plainte. D'autres le suivent. Les langues se délient. Les actions en justice n'ont jamais rien donné. Pour Erika Barigts, la députée PS de la Réunion, à l'origine de la démarche d'aujourd'hui "il est temps d'ouvrir le débat à l'Assemblée nationale."

Pitou : son

Pitou : enrobé musique

Pitou : enro sans musique

Le site internet de l'association "Génération brisée" présidée par Jean-Charles Pitou.

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