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Réveillon du Nouvel An : après les dégradations, la mairie de Pessac à la recherche de solutions

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Par , France Bleu Gironde

Après les dégradations qui ont émaillé le quartier d'Arago-Châtaigneraie de Pessac la nuit du Nouvel An, la mairie convoque ce mercredi un comité local de surveillance et de prévention de la délinquance (CLSPD). L'objectif est de répondre à l'insécurité que ressentent les habitants.

Le quartier d'Arago-Châtaigneraie de Pessac, le 12 janvier 2021
Le quartier d'Arago-Châtaigneraie de Pessac, le 12 janvier 2021 © Radio France - Margot Turgy

"Ça ne débouchera sur rien." Richard habite le quartier d'Arago-Châtaigneraie de Pessac depuis 15 ans. Il ne croit pas à l'utilité de la réunion sur la sécurité convoquée par le maire de Pessac, ce 13 janvier. Franck Raynal a souhaité la tenue d'un comité local de surveillance et de prévention de la délinquance (CLSPD) après les dégradations du Nouvel An, qui ont particulièrement touché le quartier d'Arago-Châtaigneraie. 

Pour Richard, les quelque 5.000 habitants sont en effet abandonnés depuis trop longtemps. "On appelle jusqu'à 19 fois la police le soir, et personne ne vient", regrette-t-il. "Un policier m'a même dit au téléphone que s'ils venaient, ils allaient se faire caillasser. Pour qu'un policier dise ça, c'est qu'il y a un problème", souligne ce père de famille.  

"On appelle jusqu'à 19 fois la police le soir, et personne ne vient", Richard, un habitant 

Les autres riverains d'Arago-Châtaigneraie partagent le même sentiment. "Je ne suis pas sûre que" le CLSPD "débouche sur quelque chose", estime Véronique. Elle aussi a constaté une dégradation des conditions de vie dans le quartier, en particulier à cause "des rodéos. C'est devenu coutumier depuis quelques temps. L'hiver, on ferme les fenêtres donc on s'accommode du bruit. Mais l'été, on est obligé de les laisser fermées, sinon on ne s'entend plus", explique-t-elle.  

Réinstaller la police municipale 

Pour Véronique, qui habite Arago-Châtaigneraie depuis 25 ans, les soucis ont commencé "en 2011, lorsqu'il y a eu la réhabilitation du quartier." Alors "sans tomber dans la paranoïa", elle a adapté son quotidien. "Avant, je me baladais à n'importe quelle heure. Maintenant, quand je rentre du travail, si je n'ai pas besoin de sortir, je ne sors pas."  

Ce sentiment d'insécurité, certains le ressentent jusque devant leur entrée d'appartement. Comme Madeleine, 87 ans. Depuis un an, un groupe d'individus a pris l'habitude de passer des soirées devant sa porte. "Ils boivent du Pepsi, jettent les bouteilles à moitié vides, les verres en carton, à manger...", soupire l'octogénaire. "C'est comme ça depuis un an, explique-t-elle. Avant, on était tranquille." 

"C'est comme ça depuis un an, avant on était tranquille", Madeleine, une habitante  

C'est donc pour tenter de trouver des solutions aux difficultés rencontrées par les habitants que la mairie convoque ce 13 janvier un comité local de surveillance et de prévention de la délinquance. "On les a entendu et on n'abandonne pas", promet Pascale Pavone, première adjointe au maire. 

Répression et prévention 

Parmi les solutions que souhaitent mettre en place les élus : le retour d'un local de police municipale à Arago-Châtaigneraie. Six agents doivent être recrutés. Cette police municipale fonctionnera "par îlotage", explique Pascale Pavone : "Les policiers seront sur place, circuleront dans le quartier et feront de la prévention. Ils travailleront par exemple avec les écoles et les jeunes du quartier." 

Ce retour de la police municipale à Arago-Châtaigneraie, une "réponse qui peut être nécessaire" pour Jean-Baptiste Casenave, président du comité de quartier. Mais il prévient : "On ne peut pas se cantonner à de la répression. Il faut renouer les dialogues" grâce aux réunions des comités de quartier : "Elles permettent aux gens de se connaître. Et quand on se connaît, on se craint moins et donc ça créé moins de tension", estime-t-il.  

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