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Société

Rochefort : l'agglomération se lance dans la collecte des biodéchets

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Par , , France Bleu La Rochelle

Après Surgères, qui avait été un pionnier en Charente-Maritime, l'agglomération de Rochefort se met à la collecte des bio-déchets, qui deviendra une obligation en 2025. Deux expérimentations différentes ont été lancées par la Communauté d'agglomération Rochefort Océan.

Les composteurs débarquent à Moragne, où chaque foyer en a reçu un dans cette commune de 500 habitants où presque tout le monde a un jardin.
Les composteurs débarquent à Moragne, où chaque foyer en a reçu un dans cette commune de 500 habitants où presque tout le monde a un jardin. © Radio France - Julien Fleury

Échillais, France

Si on faisait du compost avec nos épluchures de légumes et restes de repas, on réduirait de 35% le volume de nos poubelles. Forte de ce constat, l'agglomération de Rochefort se lance à son tour dans le tri à la source des bio-déchets, qui deviendra de toutes façons une obligation en 2025. La Caro a lancé deux expérimentations différentes, une en milieu urbain, l'autre en zone rurale. 

A Echillais, une poubelle marron pour les déchets verts

A Echillais d'abord, en milieu urbain, c'est la collecte au porte-à-porte qui est testée. Tous les habitants ont reçu un bac supplémentaire, avec un capot marron, chargé de recevoir les bio-déchets, à sortir en même temps que les ordures ménagères classiques. La toute première collecte a été réalisée vendredi, et le résultat est encourageant, puisque pratiquement deux tonnes de déchets organiques ont été récupérées. La Caro estime que 60% des foyers ont joué le jeu, ce qui a déjà permis de réduire de 20% le volume des sacs gris, promis à l'incinération. L'objectif dans l'année qui vient est de doubler ce chiffre. 

A Moragne, distribution de composteurs individuels 

Autre expérimentation, cette fois en zone rurale, à Moragne, commune dont le maire, Bruno Bessaguet est aussi le vice-président de l'agglomération chargé des déchets. Là, ce sont des composteurs individuels qui ont été distribués aux habitants, dont la plupart ont un bout de jardin. 

D'ailleurs, Valérie, habitante de Moragne, n'a pas entendu l'expérimentation pour se lancer : "on avait déjà deux bacs à compost que l'on avait fait nous-mêmes, souligne-t-elle. Les épluchures des légumes, de fruits... je ne pense pas que ça représente une grosse contrainte quand on habite à la campagne."

Chez Valérie, on n'a pas attendu la distribution des composteurs pour se mettre à la production d'engrais. - Radio France
Chez Valérie, on n'a pas attendu la distribution des composteurs pour se mettre à la production d'engrais. © Radio France - julien fleury

En contrepartie, le passage des éboueurs est espacé : une fois toutes les deux semaines désormais pour les sacs gris, au lieu d'une fois par semaine. Une mesure qui passe difficilement pour certains, qui ont peur d'être gênés par les problèmes d'odeurs et de propreté.  "On est trois, et déjà la poubelle n'est jamais assez grande, s'inquiète Maryline. Là, je pense que cela va être un petit souci". 

Le maire de Moragne, Bruno Bessaguet, agriculteur de 57 ans, a voulu expérimenter dans sa commune cette généralisation des composteurs. il est vice-président de la Caro chargé des déchets. - Radio France
Le maire de Moragne, Bruno Bessaguet, agriculteur de 57 ans, a voulu expérimenter dans sa commune cette généralisation des composteurs. il est vice-président de la Caro chargé des déchets. © Radio France - Julien Fleury

"J'entends quelques critiques, reconnaît le maire Bruno Bessaguet. Mais ce sont quelques semaines par an où il fait plus chaud que la normale... Si le compost est bien fait, avec le paillage suffisant, ça se gère".  La contrepartie promise par le maire : une baisse à terme de la facture d'ordures ménagères, si le tri est efficace. 

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