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Société

Romain Grau, après l'attaque de sa permanence : "Ils ont voulu porter atteinte à ma vie"

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Roussillon, France Bleu

Au lendemain de l'attaque de sa permanence, le député LREM des Pyrénées-Orientales Romain Grau constate les dégâts et réagit. Nous l'avons rencontré ce dimanche.

Les dégâts après l'attaque de la permanence du député Romain Grau.
Les dégâts après l'attaque de la permanence du député Romain Grau. © Radio France - Luc Chemla

Perpignan, France

Le député La République en Marche de la 1re circonscription des Pyrénées Orientales, Romain Grau, constate ce dimanche les dégâts après l'attaque de sa permanence. Il est environ midi samedi quand un groupe de personnes, en marge de la manifestation des gilets jaunes, se met à casser les vitres de la permanence, située rue du Marché de Gros à Perpignan. "J’étais, comme chaque samedi matin, dans mon bureau, qui a la chance d’être excentré du reste de la permanence. J’ai vu arriver un groupe qui a jeté immédiatement des pierres dans la vitrine" raconte l’élu. 

"Les gens que j'ai vus portaient clairement des gilets jaunes."

"A ce moment-là, je me suis dit qu’il était inutile de sortir et de provoquer les gilets jaunes. Ils ont mis un produit inflammable dans la permanence et ont mis le feu. Là, il fallait intervenir. Heureusement, un voisin a jeté un extincteur. Quand ils m'ont vu sortir, les gilets jaunes ont quitté la rue." Le député lui-même ainsi que certains gilets jaunes ont éteint le départ de feu. Une chaise a notamment été brûlée.

Une chaise a été brûlée lors de l'attaque.  - Radio France
Une chaise a été brûlée lors de l'attaque. © Radio France - Luc Chemla

Au lendemain de cette attaque, c’est un sentiment d’incompréhension qui domine chez le député Romain Grau. "Ma permanence est ouverte tout le temps. Moi-même, je me suis astreint à un devoir de dialogue, à une nécessité de cultiver l’échange, même avec ceux qui sont opposés à la politique conduite par le gouvernement. Je vois que face à cela, la réponse est la violence."

Le député tient à faire passer un message

Il confie également avoir eu "peur pour les voisins. Des personnes ont voulu mettre le feu dans cet immeuble pour porter atteinte à ma vie, mais aussi à celle des voisins au-dessus de ma permanence."

Les vitrines ont été brisées.  - Radio France
Les vitrines ont été brisées. © Radio France - Luc Chemla

Huit mois après le début des premières manifestations, le député estime qu’à Perpignan, un cap a été franchi. "On m’explique que des black blocs se sont introduits dans cette manifestation. Les gens que j’ai vus portaient clairement des gilets jaunes." Et il tient à adresser un message :

"Je ne changerai pas ma façon de travailler. Je resterai toujours ouvert pour échanger et ils ne me feront pas fléchir."

Le député a reçu sur les réseaux sociaux le soutien de beaucoup de personnalités politiques, notamment du gouvernement. Romain Grau a porté plainte.  

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