Société

Romans-sur-Isère : l'occupation de la Maison de la nature entre dans sa deuxième semaine

Par Marc Podevin, France Bleu Drôme-Ardèche dimanche 8 mars 2015 à 23:12

La porte de la Maison de la nature et de l'environnement de Romans, barricadée par ses occupants
La porte de la Maison de la nature et de l'environnement de Romans, barricadée par ses occupants © Radio France - Marc Podevin

Cela fait une semaine, maintenant, que la Maison de la nature de Romans-sur-Isère (Drôme) a été rebaptisée "Maison de la résistance". Ses occupants protestent contre la volonté de la mairie de vendre cette bâtisse, abîmée par le temps, pour qu'elle devienne un hôtel de luxe flambant neuf. Une procédure de justice pourrait provoquer leur expulsion de ce lieu.

Cela fait une semaine que ça dure. A Romans-sur-Isère, la Maison de la nature et de l'environnement (MNE) est toujours occupée par des citoyens et militants. Ces derniers n'ont pas l'intention d'abandonner la bâtisse au destin que lui réserve la mairie: la mise en vente, dans le but d'en faire un hôtel et un restaurant de luxe. Dimanche 8 mars, un pique-nique était organisé devant la Maison de la Nature et de l'Environnement, située au bord de l'Isère. Quelques dizaines de personnes ont fait le déplacement pour soutenir les occupants.

Romans occupation MNE/enro 1 avec ambiance

 

Pas une "zone à défendre" mais une "maison à rêver"

Les occupants comptent encore et toujours défendre "leur" Maison de la nature et de l'environnement. Mais pour Stéphanie, une occupante, ça n'en fait pas pour autant une "ZAD", une "zone à défendre", comme celles tenues par des militants écologistes à Roybon, à la limite de l'Isère et de la Drôme, ou à Notre-Dame-des-Landes, en Loire-Atlantique. Elle préfère parler de "MAR". Une "maison à rêver".

Romans occupation MNE/son \"Pas une ZAD, une MAR: maison à rêver\"*

 

La menace de l'expulsion plane sur les occupants

"ZAD" ou pas, les occupants de la Maison de la Nature et de l'environnement risquent de finir comme les "zadistes" du barrage de Sivens, dans le Tarn: expulsés du lieu qu'ils affirment défendre. Une procédure judiciaire a été lancée par la mairie à leur encontre. Ils sont convoqués le 20 mars devant le tribunal administratif de Grenoble.