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Société

Rouen : le difficile quotidien d'une famille d'Albanais

mardi 1 novembre 2016 à 18:16 Par Camille Labrousse, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

Ils ont fui l'Albanie pour la France et Rouen. Mais depuis un an et demi, cette famille n'a pas de logement fixe. Une nuit dans une association, la nuit suivante chez un particulier. Aujourd'hui, ils sont épuisés et espèrent toujours obtenir l'asile.

Mexhide se bat depuis un an et demi pour obtenir des papiers
Mexhide se bat depuis un an et demi pour obtenir des papiers © Radio France - Camille Labrousse

Rouen, France

La trêve hivernale a commencé ce mardi et les locataires en difficultés peuvent enfin respirer. Pendant 6 mois, ils ne pourront pas être expulsés de chez eux. En revanche, l'hiver s'annonce très délicat pour des milliers de réfugiés.

A Rouen, une famille de cinq Albanais, deux soeurs, leurs parents et leur grand-mère, est arrivée il y a un an et demi. Depuis, ils n'ont pas de logement fixe. Ils sont hébergés par des associations, chez des particuliers. "Changer de place tous les jours, c'est pas facile pour nous, ma grand mère a 88 ans !" explique Mexhide, jeune femme de 33 ans.

"On a choisi la France pour "Liberté égalité fraternité" mais...

Mexhide et sa famille ont choisi Rouen plutôt que Paris en espérant obtenir des papiers plus vite. Mais un an et demi plus tard, ils sont toujours face à un mur. L'administration française ne leur accorde pas le statut de réfugiés politiques qu'ils réclament. "Nous sommes arrivés ici pour être protégés. Nous sommes en France pour trouver la fraternité. Mais..."

Mexhide a 33 ans, est ingénieure en chimie. Sa soeur, 28 ans est elle avocate. Toutes deux, comme leurs parents, sont prêtes à travailler. Aujourd'hui faute de papier, ils n'en ont pas le droit. Même conduire une voiture leur est impossible.

Le reportage de Camille Labrousse