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Rugby à XIII - La présidente de Baho espère "un gros travail pour éradiquer la violence dans les stades"

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Par , France Bleu Roussillon

La finale du championnat d'Elite 2 de rugby à XIII a sacré Baho, mais durant ce match, une grosse bagarre générale a gâché la fête. La présidente du club catalan demande une prise de conscience sur la violence dans les stades.

Rugby à XIII : Baho sacré champion de France d'Elite 2
Rugby à XIII : Baho sacré champion de France d'Elite 2

La finale d'Elite 2 de rugby à XIII a délivré un beau et logique vainqueur à l'issue de la saison mais a malheureusement donné lieu à un spectacle tragique. Juste avant la mi-temps, une grosse bagarre a éclaté. Les remplaçants s'en sont mêlés. Entre Baho et Villegailhenc, le match a tourné au règlement de compte.

Des coups en tout genres, des minutes interminables de bagarre sous les yeux de près de 2.000 spectateurs, parmi lesquels beaucoup de familles et d'enfants. Certains pleuraient de voir leur père, leur fils, leur mari essuyer ou donner des coups. Avant même la fin, la fête de cette finale était gâchée. L'arbitre a dû délivrer 9 cartons rouges (+ un autre en fin de match), en faisant notamment le vide sur les bancs des remplaçants. Une sage décision qui était certainement la seule qui pouvait assurer la reprise du match.

Maintenant, vient l'heure des comptes et des bilans. Les clubs et les joueurs exclus devront passer devant la commission de discipline. A 150 euros le carton rouge, l'addition est déjà salée pour Villegailhenc (6 cartons rouges) et Baho (4). Elle le sera encore plus de toutes façons.

Le président de la FFR XIII Marc Palanques a été joint par France Bleu Roussillon et se dit "écœuré et déçu" mais ne souhaite pas s'exprimer tant qu'il n'a pas tous les éléments sur ce match auquel il n'a pas assisté.

La présidente de Baho, Colette Tignères, lance aussi un appel pour que ce triste spectacle serve de leçon pour le futur.

Interview

France Bleu Roussillon : Est-ce que la victoire finale de votre équipe n'est pas gâchée par la grosse bagarre ?

Colette Tignères : C'est évident. Ne serait-ce que pour nous protéger après le match, la gendarmerie a dû nous isoler sur la pelouse pendant un long moment. nous avons quitté le stade de Pia à 22 heures. Nous n'avons donc pas pu faire la fête comme on le voulait pour célébrer la victoire. Je suis très triste, je ne m'attendais pas à ça. J'espérais une magnifique rencontre même si la qualité du rugby sur ce match a été grande, avec une très belle première mi-temps. 

FBR : Mais on ne va malheureusement pour vous retenir que la bagarre....

CT : Bien sûr, je ne veux pas me focaliser que là-dessus. D'autres clubs hier ont eu des difficultés à Saint-Girons, à XV (Ndlr : Elne - Mouguerre en finale des réserves de troisième division). Par contre, il faut que nous, dirigeants nous prenions conscience qu'il y a beaucoup trop de violence dans les stades. En concertation avec les officiels de la FFR XIII, il faut que nous fassions un gros travail sur nous-même pour éradiquer la violence mais aussi le racisme car le racisme s'est aussi de nouveau invité à la fête. On n'a pas le droit de dire à un maghrébin qu'il est un sale arabe ou traiter de sale négro un jeune camerounais. C'est intolérable ! je demande à la Fédération de bien vouloir se donner le mal de former maintenant cadres et dirigeants des clubs pour les alerter sur ça.

FBR : On ne peut donc pas fermer les yeux sur ce qui s'est passé...

CT : Non ! Je ne veux pas qu'on les ferme. J'ai été très blessée car un dirigeant du VARL m'a fait retomber la responsabilité des événements sur le dos. Il voulait justifier la dégradation des rapports sur le stade par le fait que la présidente de Baho serait allée jusqu'au bout de sa logique d'éradication du racisme. C'est intolérable. Je n'ai pas ciblé leur club, je ne cible que les racistes ! Que le club du VARL fasse l'effort de voir ce qui se passe à l'intérieur de son équipe. Je le redis, hier, il y a encore eu des insultes racistes.

FBR : Ne craignez-vous donc pas de grosses sanctions pour votre club et celui du VARL ?

CT : Il va y avoir des sanctions. Moi ce qui me fait le plus de mal c'est que ça se soit produit dans un stade comble, dans ce stade de Pia qui n'avait pas vu autant de gens depuis des années. C'est la fête qui est gâchée pour ce public qui était venu voir ces finales et les sacres des Catalans puisque les trois équipes ont gagné. On va tourner la page, je garderai en mémoire que mon équipe a gagné. J'ai reçu un message du président du VARL, que je remercie, comme moi il a très mal vécu ce qui s'est passé et il reconnaît que Baho n'a pas volé son titre. 

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