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Société

Rythmes scolaires dans la Loire : une rentrée dans la confusion

mardi 26 août 2014 à 12:13 Par Rémi Brancato, France Bleu Saint-Étienne Loire

Pour cette rentrée scolaire 2014, toutes les écoles doivent désormais appliquer la fameuse réforme des rythmes scolaires. Au programme : une demi journée de cours supplémentaire et des activités "périscolaires". A Saint-Etienne pour l'ancien maire Maurice Vincent, son successeur Gaël Perdriau a "semé la confusion".

Les cours vont se terminer plus tôt à partir de cette rentrée.
Les cours vont se terminer plus tôt à partir de cette rentrée. © Radio France - Rémi Brancato.

Ce mardi matin, Maurice Vincent, l'ancien maire de Saint-Etienne était l'invité de France Bleu Saint-Etienne Loire. Il dénonce une "catatrosphe" pour les élèves et les parents. L'ancien maire socialiste estime qu'au moment où il a quitté l'hôtel de ville "90% des écoles avaient leurs projets prets avec les centres soociaux et les institutions sociales des quartiers". Selon lui, la nouvelle municipalité a tout déconstruit.

"Gaël Perdriau a semé la confusion et la politisation sur un dossier qui n'en avait pas besoin"

Maurice Vincent, ancien maire socialiste de Saint-Etienne

La réforme des rythmes scolaires est une "catastrophe" à Saint-Etienne pour Maurice Vincent, l'ancien maire socialiste.

Les professeurs des écoles dans la Loire pensent sensiblement la même chose. A Saint-Etienne, Gaël Perdriau a choisi 15 écoles qui seront pilotes et qui vont instaurer des activités périscolaires une après midi par semaine. Pour les 73 autres écoles stéphanoises, des activités seront proposées les lundi mardi jeudi et vendredi de 15h45 à 16h45.

Mais pour Jérémy ROUSSET, directeur de l'école maternelle Chappe, au pied du crêt de Roch, et également membre du syndicat SNUIPP FSU, les activités proposées ne sont pas satisfaisantes. Selon lui, les associations qui avaient prévues des interventions sous l'ancienne majorité ne sont pas sures d'obtenir les financements nécessaires.

"Il n'y aura pas forcément d'activités culturelles et sportives, animées par des professionnels"

Jérémy Rousset, directeur de l'école maternelle Chappe à Saint-Etienne

"Avec un budget plus conséquent, on pourrait avoir une ambition plus forte" Jérémy Rousset, directeur d'école à Saint-Etienne.

De son côté, la mairie de Saint-Etienne se veut rassurante. C'est une année de transition pour Samy Kefi-Jérôme, adjoint au maire, en charge de l'éducation. Pour lui il y aura "de l'aide au devoir mais aussi des activités culturelles sportives" dans l'heure prévue en fin de journée. Il assure également que les projets préparés par les associations ne seront pas abandonnés :

"Tous les projets qui nous ont été soumis seront financés exactement comme cela avait été prévu"

Samy Kefi-Jérôme, adjoint au maire de Saint-Etienne en charge de l'éducation.

"C'est une année de transition" pour Samy Kefi-Jérôme, adjoint au maire de Saint-Etienne en charge de l'éducation.

A Rive-de-Gier, des parents et des professeurs inquiets et déçus

Ailleurs dans le département de la Loire, la réforme des rythmes scolaires pose problème. C'est le cas à Rive-de-Gier. Là, le maire avait promis au printemps de boycotter la réforme. Finalement, il a décidé de l'appliquer, mais la municipalité n'a pas pu choisir les horaires des activités périscolaires. Elle souhaitait obtenir un temps plus long à la mi journée mais le ministère a obligé la ville à dégager trois quarts d'heure chaque soir à 15h45.

"On avait prévu de mettre en place des activités musicales, sportives et autre mais à la fin de la journée sur trois quarts d'heure, il va être difficile de faire déplacer des intervenants dans les écoles"

Jean François Legat, directeur de cabinet du maire de Rive-de-Gier

Du coup, la mairie recrute 90 agents vacataires à temps partiel pour assurer ce temps d'activités auprès des enfants tous les soirs. Les parents ont la possibilité d'inscrire leurs enfants sur la base du volontariat. Nadia ne sait pas trop à quoi s'attendre:

"La mairie nous a envoyé des papiers pour inscire nos enfants mais je ne sais pas ce qu'ils vont faire"

Nadia, parent d'élèves

Même les enseignants sont un peu perdus. Jérôme Vekten, le directeur de l'école Saint-Exupéry ne connait pas vraiment le contenu des interventions du soir. Il se dit "déçu".

"Il y avait une occasion pour que ça profite vraiment aux enfants"

Jérôme Vekten, directeur d'école à Rive-de-Gier

Et l'embauche de 90 agents pour assurer ce temps périscolaire va coûter plus de 200 000 euros cette année à la commune, en déduisant l'aide accordée par l'Etat.

A Rive-de-Gier, la réforme des rythmes scolaires va s'appliquer dans la confusion.