Société

Aéroport de Nantes : la maire de Saint-Aignan-de-Grand-Lieu veut en finir avec les vols de nuit

Par Audrey Dumain, France Bleu Loire Océan mercredi 15 novembre 2017 à 14:19

Le maire (à droite) et son avocat Maître Louis Cofflard, demandent à ce que l'aéroport soit inscrit au plan de prévention du bruit dans l'environnement.
Le maire (à droite) et son avocat Maître Louis Cofflard, demandent à ce que l'aéroport soit inscrit au plan de prévention du bruit dans l'environnement. © Radio France -

Le maire de Saint-Aignan-de-Grand-Lieu n'en peut plus du bruit engendré par les avions qui volent tous les jours au-dessus de sa commune. Selon lui, les nuisances sonores et la pollution sont un risque pour la santé des habitants de la commune.

Le maire de Saint-Aignan-de-Grand-Lieu, commune située au bout de la piste d’atterrissage de l'aéroport de Nantes, décide de saisir le gouvernement. Il lui demande d'inscrire Nantes Atlantique dans la liste des aéroports qui bénéficient d'un plan de prévention des bruits dans l'environnement (PPBE), pour réduire les nuisances sonores. Depuis octobre 2016, le trafic de Nantes Atlantique augmente : il est passé à 50 000 passages d'avions par an et le bruit dans le bourg est devenu insupportable selon le maire Jean-Claude Lemasson.

Un couvre-feu

Jean-Claude Lemasson réclame des mesures très concrètes. A commencer par un couvre-feu entre 22h30 et 6h00. Il ne veut plus que les avions volent de nuit au dessus de sa commune : "Certains habitants n'arrivent même plus à dormir." De plus, il demande à ce que le gouvernement rachète les maisons des riverains qui souhaitent s'en aller et qui n'arrivent pas à vendre.

L'Etat a désormais deux mois pour prendre une décision. S'il accepte le PPBE, il pourra discuter et négocier les mesures à prendre pour réduire le bruit mais si il n'accepte pas d'inscrire Nantes Atlantique à ce plan d'action, le maire assure qu'il saisira le Conseil d'Etat