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Société

Saint-Apollinaire : ces maisons partagées où personnes handicapées et valides partagent le quotidien

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Par , France Bleu Bourgogne

Des maisons partagées pour rompre l'isolement. C'est le concept lancé par l'association Simon de Cyrène, qui a ouvert deux lieux à Saint-Apollinaire (Côte-d'Or). Des maisons où vivent sous le même toit, des personnes handicapées et des personnes valides, présentes pour les aider.

La cuisine et le salon sont les pièces communes où tout le monde se retrouve, ici de gauche à droite, le résident Jérémy Vautrin, la volontaire Ketsia Najos et la résidente Nathalie Pluchino.
La cuisine et le salon sont les pièces communes où tout le monde se retrouve, ici de gauche à droite, le résident Jérémy Vautrin, la volontaire Ketsia Najos et la résidente Nathalie Pluchino. © Radio France - Stéphanie Perenon

Saint-Apollinaire, France

"Ces maisons partagées c'est un moyen de rompre l'isolement des personnes handicapées". Pour Aliénor Gibon-Guilhem, la directrice de la communauté Simon de Cyrène en Côte-d'Or, "avec le handicap, la vie change parfois de manière fondamentale et les personnes se retrouvent dans une très grande solitude. Et le fait de se retrouver avec d'autres et de partager un quotidien, c'est retrouver pied dans la vie de la cité, ça permet de se sociabiliser à nouveau complètement."

Une maison adaptée au handicap avec un esprit de grande colocation

Après Angers, Vanves et Rungis, c'est donc à Saint-Apollinaire tout près de Dijon que deux maisons partagées ont ouvert récemment; en novembre pour la dernière. Et ce qui frappe quand on arrive, c'est cette ambiance de grande colocation. D'ailleurs ce matin là, tout le monde était encore autour de la table du petit déjeuner. Une très grande table car ce sont onze personnes qui vivent ici : cinq résidents, trois salariés et trois volontaires en service civique

L'appartement de 500 mètres carré est entièrement de plein pied et tout ici est adapté, à commencer par la porte d'entrée qui est automatique. Mais il y a aussi des rampes d'accès dans les couloirs, des douches à l'italienne, une cuisine où tout a été surélevé pour que les locataires, quel que soit leur handicap, puissent se faire à manger mais aussi la vaisselle ou faire réchauffer un plat au four. Et si chacun a son propre studio, tous peuvent profiter des espaces communs. 

Aliénor Gibon-Guilhem la directrice de la communauté Simon de Cyrène en Côte-d'Or

"C'est un peu une famille" — Laura Devillard, la plus jeune résidente de la maison

Elles est la plus jeune résidente de la maison, à 21 ans, Laura Devillard a rejoint l'appartement il y a sept mois. Et que de changements depuis pour elle, "avant j'habitais chez mes parents avec mes sœurs, je n'avais pas beaucoup d’autonomie mais je voulais prendre mon envol. Ici c'est possible." Laura, est infirme moteur cérébral, elle se déplace en fauteuil roulant et se sent bien dans cette grande colocation. "Si j'ai envie de sortir, j'appelle les copines et elles viennent me chercher, on peut prendre le bus et aller en ville. C'est vivant, on rigole beaucoup c'est un peu une famille"

La cuisine est la pièce centrale de cette maison partagée à Saint-Apollinaire. - Radio France
La cuisine est la pièce centrale de cette maison partagée à Saint-Apollinaire. © Radio France - Stéphanie Perenon

Une vie en collectivité pour rompre l'isolement

La vie en collectivité ne doit pas pour autant, faire oublier l'objectif d'autonomie pour les résidents. Antoine Beaussand, est salarié de l'association, et lui aussi vit sur place depuis l'ouverture des lieux. C'est le principe de ces maisons, partager le quotidien avec les personnes que l'on accompagne mais sans perdre de vue l'objectif de cette vie commune "c'est un moyen de rompre l'isolement mais on n'est pas là pour leur tenir la main. Si les résidents ont besoin de nous, ils nous demandent mais ce sont à eux de nous solliciter."

Une sorte de grande famille, qui s'est imposée une seule chose, la réunion de tous les locataires chaque mercredi soir pour "une soirée appartement". Pour partager un repas et se sentir comme à la maison conclut l'une des résidentes.

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