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Société

Saint-Aubin-de-Cadelech : hommage à un poilu oublié

mardi 10 novembre 2015 à 20:05 Par Morgane Schertzinger, France Bleu Périgord

Le nom de François Rooy, soldat mort pour la France en 1918, n'apparaissait pourtant nul part. Aujourd'hui, 97 ans après, ses petits-enfants veulent laisser une trace. Son nom a été gravé sur le monument aux morts de la commune et sera dévoilé aujourd'hui pour la cérémonie du 11 novembre.

Martine et Pierre sont fiers d'avoir fait inscrire le nom de leur grand-père.
Martine et Pierre sont fiers d'avoir fait inscrire le nom de leur grand-père. © Radio France - France Bleu Périgord, Morgane Schertzinger

C'est en cherchant le nom de leur grand-père sur les tombes du cimetière de Saint-Aubin-de-Cadelech, que Martine et Pierre Rooy se sont rendu compte qu'il n'apparaissait nul part, pas même sur le monument aux morts. François Rooy avait pourtant été reconnu mort pour la France à la fin de la Première Guerre Mondiale.

Cette photo en tenue de soldat est l'un des seuls souvenirs de François Rooy. - Radio France
Cette photo en tenue de soldat est l'un des seuls souvenirs de François Rooy. © Radio France - France Bleu Périgord, Morgane Schertzinger

Cet instituteur périgourdin est âgé de 21 ans, lorsqu'en 1915 il est appelé à combattre au front. Il part en Argonne, au Nord de la Champagne, mais revient assez rapidement suite à une première blessure - il avait les pieds gelés -. Deux ans plus tard, de retour sur les champs de bataille, une seconde blessure - un éclat d'obus dans l'épaule - l'oblige à rentrer en Dordogne pour une longue période de convalescence. 

Il a vu une dernière fois son épouse

C'est à la fin de cette période, en 1917, que François Rooy se marie, sans savoir que c'était l'une des dernières fois qu'il verrait son épouse. De retour au front, cette dernière obtient une permission et quitte la Dordogne pour la Champagne et les champs de bataille. "C'est là sans doute que mon père a été conçu, puisqu'il est né neuf mois après...", relate avec émotion Pierre Rooy, leur petit-fils. Ce fils, né en novembre 1918, n'a jamais connu son père soldat. François Rooy est en effet décédé quinze jours seulement après l'armistice.

"L'enfance de mon père a été marquée par l'absence de son père, c'est très fort, un regret de ne pas l'avoir connu, une nostalgie. L'aurait-on connu, comment aurait-il été ? Tout est possible... Les descriptions qu'on peut avoir de lui, de ma grand-mère, c'était un homme rigoureux, bien campé, le regard direct, sérieux... peut-être l'aurait-on connu, nos vies auraient été différentes." Pierre Rooy

Un homme mort pour la patrie

Le nom de François Rooy est le 22ème inscrit sur le monument aux morts. - Radio France
Le nom de François Rooy est le 22ème inscrit sur le monument aux morts. © Radio France - France Bleu Périgord, Morgane Schertzinger

Aujourd'hui, près de cent ans après sa mort, ses petits-enfants ont tenu à lui rendre hommage et à laisser une trace sur le monument aux morts de Saint-Aubin-de-Cadelech, là même où François Rooy est né en 1894. 

Reportage à Saint Aubin de Cadelech

_"_Il restait justement une place en bas ; c'est le 22ème nom", confie Pascal Marty, le maire de la commune. "Il y a désormais un lien entre nous, nos enfants, notre famille et la commune de Saint-Aubin, où se trouvent une partie des origines de notre famille, reconnaît Martine Rooy, sa petite-fille. Et puis inscrire son nom, c'est la reconnaissance de cette homme mort pour la patrie."