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Société

Saint-Denis : 400 migrants vont être mis à l'abri à la fin de la semaine

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

À Saint-Denis, 400 migrants vont être mis à l'abri à la fin de la semaine, a annoncé ce mercredi matin le maire Laurent Russier, sur France Bleu Paris. Depuis le mois d'octobre, ils dorment dans des conditions indignes et occupent les squares et les trottoirs de l'avenue Wilson.

Migrants porte de la Chapelle.
Migrants porte de la Chapelle. © Maxppp - PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP

Saint-Denis, France

Laurent Russier, maire (PCF) de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) avait écrit au président de la République, vendredi, trois mois après l'installation en octobre de plus de migrants avenue Wilson. Il devrait obtenir dans les jours qui viennent leur mise à l'abri. Elle "devrait avoir lieu en fin de semaine ou début de semaine prochaine, pour l'instant, les autorités cherchent des lieux", précise le maire sur France Bleu Paris dont il était invité ce mercredi matin.

Le maire demande une mise à l'abri "inconditionnelle"

Il avait alerté à plusieurs reprises les autorités préfectorales avant de se tourner vers le président de la République, dans un courrier envoyé vendredi, et il aurait donc finalement eu gain de cause. Le nombre de migrants installés avenue Wilson a fortement augmenté passant de 300 à plus de 400 en une dizaine de jours début janvier, selon un décompte effectué par France Terre d'Asile.

Le maire souhaite une mise à l'abri "inconditionnelle". Il a rappelé que le président de la République s'était engagé en début de mandat à ce que personne ne dorme dans la rue et il estime qu'il ne faut pas faire de différence entre migrants ou pas migrants.

Des nuisances pour les riverains

Le maire regrette "qu'on s'y prenne à chaque fois aussi tard et dans l'urgence". Il dénonce le manque de réflexion et l'absence d'une "politique digne d'accueil des migrants". Il souligne que même si la population et les riverains sont solidaires et tolérants, les nuisances sont réelles et des "familles ne comprennent pas que des espaces de vie en commun soient privatisés avec tous les problèmes de propreté et d’hygiène que cela pose" sans compter les "conditions effroyables" dans lesquelles vivent ces migrants, rappelle le maire.

Des militants mobilisés pour aider les migrants

Laurent Russier a aussi salué le travail des collectifs qui aident et soutiennent les migrants. Comme France Bleu Paris le révélait vendredi, selon le décompte de l'association France Terre d'Asile,  2 000 migrants dorment dans la rue à Paris et en proche banlieue.