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Saint-Denis : des parents d'élèves inquiets de la reprise du trafic de drogue avec le déconfinement

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Un collectif de parents d'élèves du quartier Delaunay-Belleville à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, signe une nouvelle tribune pour dénoncer le retour du trafic de drogue après le déconfinement. Ils sont mobilisés depuis un an pour alerter les pouvoirs publics.

Les parents d'élèves de l'école Balzac-Victor Hugo à Saint-Denis forment une chaîne humaine devant l'établissement.
Les parents d'élèves de l'école Balzac-Victor Hugo à Saint-Denis forment une chaîne humaine devant l'établissement. © Radio France - Hajera Mohammad

Le collectif Coup de balai 93, composé de 200 parents d'élèves du quartier Delaunay-Belleville à Saint-Denis, publie une tribune ce mercredi pour dénoncer le retour du trafic de drogue avec le déconfinement. Cela fait des années que ces familles alertent les pouvoirs publics sur la présence de dealers dans cette commune de Seine-Saint-Denis. Il y a un an, elles ont fini par se rassembler en collectif après l'intrusion de dealers dans le complexe scolaire Victor Hugo-Balzac- L'hermitage, le 13 mai 2019. Avec cette nouvelle tribune, les familles veulent rappeler qu'elles sont "toujours là, qu'elles existent toujours" et qu'elles sont toujours vigilantes.

"Le deal est de retour"

"Confinement jour 10 : Dans le quartier Delaunay-Belleville de Saint-Denis, les oiseaux chantent, et on les entend. Les rues sont calmes. Les cris des guetteurs ont cessé. Les consommateurs se réunissent puis se dispersent. Le trafic redevient plus furtif même s’il est toujours bien là au B4 de Dourdin, dans le parc Fabien, et qu’il s’étend même au B1 de Picasso", peut-on lire dans la tribune publiée ce mercredi par le collectif Coup de balai 93.

"C'était très ponctuel, à certaines heures ils sortaient. Il fallait que les clients soient là et après tout le monde partait. Ils ne s'installaient plus dans les halls comme ils avaient l'habitude de faire ou au coin des rues, comme on avait toujours l'habitude de les voir", précise Fabienne Meka, une mère de famille, signataire de la tribune. Selon elle, le confinement a permis au trafic de prendre "la place qu'il n'aurait jamais dû quitter : loin de nous". 

Un moment de répit de courte durée pour les familles puisque depuis le déconfinement, "le deal est de retour en pleine forme et ses guetteurs sont bien équipés avec du gel, des masques et des gants", lit-on dans la tribune.

Fabienne Meka, une des signataires de la tribune, affirme que les cris des guetteurs se font "à nouveau entendre" : "Les guetteurs crient pour avertir quand les patrouilles de police passent et ce sont des cris qui rebondissent de rue en rue. Ça a commencé à revenir à la fin du confinement", dénonce cette habitante du quartier Delaunay-Belleville à Saint-Denis.

Depuis le déconfinement, les dealers ont réorganisé leur trafic selon le collectif de parents d'élèves. "Ils ont changé toutes leurs équipes et ont mis des très jeunes : là, un des jeunes qu'on a repéré, il a 13 ans et il a le pétard à la bouche du soir au matin", pointe du doigt Fabienne Meka. "Avec le confinement, les mômes ils ne vont plus à l'école", ajoute-t-elle.

Il n'est pas question que notre quartier redevienne invivable, comme il a pu l'être à un moment. - Fabienne Meka, membre du collectif Coup de balai 93

"_Ce qui nous fait grincer des dents, c'est de se dire qu'_il faut qu'il y ait un confinement pour qu'on puisse avoir du calme, c'est hallucinant de se dire ça. Il faut qu'il y ait une pandémie pour que, subitement, on applique la loi. Là, pour la pandémie, la police était dans la rue, elle était capable de faire appliquer la loi", soupire Fabienne Meka, qui promet que le collectif va organiser d'autres actions pour montrer que les parents d'élèves veillent toujours au grain dans le quartier.

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