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Société

Saint-Denis : évacuation des migrants qui occupaient l'université Paris-8

mardi 26 juin 2018 à 8:00 - Mis à jour le mardi 26 juin 2018 à 16:19 Par Martine Bréson, France Bleu Paris et France Bleu

L'évacuation de la soixantaine de migrants qui occupaient l'université de Paris-8 à Saint-Denis a eu lieu mardi matin. Les policiers ont dû utiliser du gaz lacrymogène pour disperser les personnes venues soutenir les migrants. L'Université est restée fermée ce mardi.

Evacuation des migrants qui occupaient Paris-8.
Evacuation des migrants qui occupaient Paris-8. - @ExileesOccupP8

Saint-Denis, France

Les CRS sont entrés avant l'aube ce mardi dans l'université de Paris-8 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Ils ont évacué la soixantaine de migrants présents dans les locaux depuis près de cinq mois. (Lisez le communiqué de l'Université Paris-8 à la fin de cet article).

Il y a eu des heurts. Une chaîne humaine de 70 personnes s'était formée autour des migrants pour empêcher leur évacuation. Les CRS ont dû utiliser du gaz lacrymogène pour les disperser.

Les migrants ont ensuite quitté les lieux petit à petit. La préfecture indique que le premier bus qui transportait des personnes migrantes a quitté les lieux vers 07h00. Un gymnase a été ouvert au Raincy pour les accueillir. Une prise en charge administrative a été mise en place. 

Des cas de gale détectés

La décision d'évacuation a été accélérée après la découverte de cas de gale parmi le personnel de l'université. Certains avaient demandé lundi à exercer leur droit de retrait, indique une source proche du dossier. Un bâtiment administratif avait aussi été vandalisé dans la nuit de dimanche à lundi.

Une régularisation collective refusée 

Les migrants étaient dans les locaux depuis cinq mois. En janvier 2018, c'est un collectif de soutien qui avait proposé à une centaine de jeunes hommes migrants qui dormaient dans la rue à Paris de venir se mettre à l'abri dans la faculté. La présidence de l'université était d'accord. Les salles de cours avaient été transformées en dortoir. La présidente de l'université Annick Allaigre avait transmis à la préfecture de Seine-Saint-Denis une liste de 133 noms de personnes qui auraient pu être régularisées après examen de leur situation. Mais les migrants avaient réclamé une régularisation collective, solution exclue par les pouvoirs publics. 

Lisez le communiqué de l'Université Paris-8 :