Société

Saint-Denis : le camp de migrants près de la porte de la Chapelle évacué

Par Rémi Brancato, France Bleu Paris et France Bleu vendredi 16 décembre 2016 à 16:32

Le camp après l'évacuation, avenue Wilson à Saint-Denis
Le camp après l'évacuation, avenue Wilson à Saint-Denis © Radio France - Rémi Brancato

322 personnes ont été évacuées ce vendredi matin du camp de migrants installé avenue du président Wilson près de la porte de la Chapelle à Saint-Denis. Ils sont logés dans des gymnases pendant 10 à 15 jours le temps d'examiner leurs situations, dit la préfecture.

L'évacuation a duré environ une heure, dans le calme, avenue du président Wilson, à Saint-Denis. Un campement de plusieurs centaines de tentes s'y était formé fin novembre, peu de temps après l'ouverture du centre d'hébergement de la porte de la Chapelle, à Paris, qui se trouve à moins d'un kilomètre.

La préfecture de Seine-Saint-Denis dit avoir mis à l'abri 322 personnes, alors qu'elle estimait en trouver plus de 700. Elles ont été réparties dans 3 gymnases : à Pantin, Saint-Denis et Paris et dans les locaux d'un CHU parisien. L'hébergement est prévu pour durer 10 à 15 jours, le temps d'examiner les dossiers de ces migrants, soudanais, afghans et érythréenes pour la plupart.

Les dossiers de demande d'asile examinés "très rapidement"

La préfecture promet "un examen de situation individuelle très rapidement, ce qui permet d'identifier les personnes qui remplissent les conditions pour une demande d'asile et celles qui ne les remplissent pas" explique Mathieu Lefebvre, directeur de cabinet du préfet de Seine-Saint-Denis.

Reportage après cette évacuation. Rémi Brancato

"On avait demandé à ce qu'on ait une garantie de prise en charge pérenne, pas juste une garantie de 15 jours pour ensuite les retrouver à la rue" Majid Messaoudene, conseiller municipal de la majorité Front de Gauche à Saint-Denis. Sur place beaucoup d'habitants qui venaient en aide aux migrants craignent que le camp se reforme, car beaucoup de migrants cherchent à gagner le centre de la porte de la Chapelle et que l'installation à Stalingrad, dans Paris, est désormais impossible.

Priscille, habitante du quartier, qui venait en aide aux migrants s'inquiète que d'autres reviennent s'installer