Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Saint-Denis : rassemblement dans le quartier du Franc-Moisin pour dire non à la violence

vendredi 9 mars 2018 à 8:09 Par Martine Bréson et Nicolas Olivier, France Bleu Paris et France Bleu

Plus de 200 personnes se sont rassemblées ce vendredi matin devant une école du quartier du Franc-Moisin à Saint-Denis. Des employés municipaux et des habitants solidaires après l'agression de lundi dernier, où quatre hommes cagoulés sont venus frapper des agents du centre de loisirs René Descartes.

Des dizaines d'agents municipaux, des élus et des habitants se sont rassemblés contre la violence.
Des dizaines d'agents municipaux, des élus et des habitants se sont rassemblés contre la violence. © Radio France - Nicolas Olivier

Saint-Denis, France

"Non à la violence" : c'est le message qu'ont envoyé les élus et les habitants rassemblés ce vendredi matin pendant une heure devant l'école Réné Descartes, dans le quartier sensible du Franc-Moisin à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Lundi, des hommes cagoulés avaient pénétré dans cette école. A l'accueil du centre de loisirs, en présence d'une vingtaine d'enfants, ils ont frappé la directrice et deux agents avant de repartir en emportant des tablettes et des vêtements.

Pour permettre aux personnels de participer au rassemblement, les services de la ville de Saint-Denis sont restés fermés entre 8h30 et 9h30.

Un appel à témoins

Un rassemblement organisé pour montrer que les habitants, les parents, les élus sont tous concernés et refusent la banalisation de la violence.

Le maire communiste de Saint-Denis, Laurent Russier, présent au rassemblement, était en direct sur France Bleu Paris vendredi matin à 7h15. Il a indiqué que, pour l'instant, l'enquête n'avait pas avancé. On ne connait toujours pas les raisons de cette agression, a-t-il précisé. Le commissariat de police de la ville a lancé un appel à témoins pour tenter d'identifier les agresseurs. Il est possible de donner des renseignements de manière anonyme, en appelant le 01 49 71 80 93.

Les individus sont entrés par l'arrière de l'école, indique le maire qui ajoute qu'au-delà des circonstances de cette intrusion "il faut s'interroger sur cette escalade, sur le fait que maintenant certains font des choses qui auraient été impensables comme, devant des enfants, frapper des agents du service public. Il faut qu'on prenne la mesure de la gravité de la situation".

Le maire explique que ce rassemblement est destiné à "montrer à ceux qui ont commis cet acte odieux que oui, le service public est plus fort qu'eux, non, le quartier ne leur appartient pas et nous serons toujours plus forts. Je crois que les agents attendent cette réaction", dit le maire. 

Une délégation de la ville reçue lundi en préfecture

Laurent Russier, rappelle que la ville a interpellé les services du préfet qui recevra lundi matin une délégation d'agents et d'élus "parce que ça doit être l'affaire de tous". Pour le maire, il faut aussi s'interroger sur "ce qu'on est en train de louper dans l'éducation de nos enfants. Sur comment on peut continuer à rassurer les familles en disant que les enfants sont en sécurité dans une enceinte scolaire. Il est vraiment important de mieux sécuriser les instants scolaires mais il ne faut pas s'arrêter à ça, ça doit être plus large", affirme-t-il.