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Société

Saint-Etienne : Gaël Perdriau s'excuse auprès des habitants pour le manque d'information autour des capteurs sonores

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Le maire de Saint-Etienne a organisé la première réunion publique pour répondre aux questions des habitants du quartier Beaubrun-Tarentaize autour du projet des capteurs sonores. Il a tenu, ce vendredi, à s'excuser du manque de communication à ce sujet.

Gaêl Perdriau a organisé la première réunion publique autour des capteurs sonores à Saint-Etienne.
Gaêl Perdriau a organisé la première réunion publique autour des capteurs sonores à Saint-Etienne. © Radio France - Nérissa Hémani

Saint-Étienne, France

Le maire de Saint-Etienne fait son mea culpa après la polémique sur les capteurs sonores ! Gaël Perdriau a organisé ce vendredi la première réunion publique pour informer les habitants du quartier Tarentaize-Beaubrun. Ces capteurs doivent être installés dans les rues du quartier pour détecter des "bruits suspects" et alerter plus rapidement la police.
L'expérimentation devait commencer début mai, mais a été repoussée par la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) qui demande des informations complémentaires.

Si il y a une erreur qui a été commise c'est celle du manque de communication

Devant une quarantaine d'opposants au projet, le maire a voulu jouer la carte de la transparence. "Si il y a une erreur qui a été commise c'est celle du manque de communication parce que sur le fond il n'y a rien à cacher" regrette-t-il.  Gaël Perdiau a tenu a rappeler que l'expérimentation devra durer deux mois et concernera trois capteurs placés dans le quartier, sans pour autant dévoiler leur emplacement. 

La liste des sons préenregistrés qui déclencheront une alerte a été révélée : bruit de choc (masse, objet projeté), accidents de véhicule, klaxons, coup de sifflet, bombes aérosol, cris, bris de verre, bruits d'appareil électroportatif (perceuse, meuleuse), crépitement, explosion, coups de feu, éclatement de pneumatique. 

Les habitants très peu convaincus 

Le maire a tout de même du faire face à l'angoisse et l'incompréhension des habitants du quartier, beaucoup s’interrogeant au sujet de l'utilisation des données personnelles. "Avec ces capteurs d'écouter nos conversations et de les enregistrer" dénonce une habitante. "Rien n'est stocké" répond le maire pour qui ce serait trop lourd, trop coûteux et illégal. 

Autre incompréhension, celle du quartier choisi et "une nouvelle fois, nous sommes stigmatisés" lance un autre habitant de Beaubrun. "Le quartier déjà délaissé va encore perdre de sa valeur" ajoute-t-il.

Gael Perdiau qui rappelle que le quartier beaubrun est au coeur d'un vaste projet de rénovation urbaine. Vingt-deux autres projets sont prévus pour 89 millions d'euros investissement dont 30 000 euros pour les capteurs sonores financés à 80% par l'ANRU (Agence nationale pour la rénovation urbaine). 

Status quo avant le feu vert de la CNIL 

Quoi qu'il en soit la marie répète que rien ne sera installé sans le feu vert de la CNIL. Si les capteurs sont installés, "après l’expérimentation, tout sera retiré, rien ne sera durable tant que le législateur n'aura pas tranché pour donner un cadre juridique sur le projet." explique Gaël Perdiau.