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Saint-Étienne : les Petits Frères des Pauvres plus mobilisés pour les personnes seules face au Covid-19

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

La crise sanitaire et le deuxième confinement accroissent l'isolement des plus âgés, au risque de leur plomber le moral. À Saint-Étienne (Loire), les bénévoles des Petits Frères des Pauvres le constatent auprès des 46 personnes âgées qu'ils visitent. Rencontre et témoignages.

A Saint-Etienne, les Petits Frères des Pauvres viennent en aide à 46 personnes âgées isolées et précaires. (Image d'illustration).
A Saint-Etienne, les Petits Frères des Pauvres viennent en aide à 46 personnes âgées isolées et précaires. (Image d'illustration). © Maxppp - PHOTOPQR/LE TELEGRAMME/MAXPPP

De l'aveu même du ministre de la Santé, Olivier Véran, "la santé mentale des Français s’est significativement dégradée" face au Covid-19. Le stress et surtout la déprime gagnent toutes les têtes, en particulier chez les plus âgés qui sont précaires et isolés. À Saint-Étienne dans la Loire, c'est le constat des bénévoles des Petits Frères des Pauvres qui leur viennent en aide. Témoignages croisés.

Le coronavirus fragilise un peu plus les personnes déjà isolées

À 85 ans, Louise vit seule dans un petit appartement. La solitude, ça lui parle : "dans l'immeuble, les voisins ne me connaissent pas. Je pourrais tomber par terre, personne ne viendrait. Personne ne s'occupe de personne." Avec le Covid-19, cette solitude s'est accrue : "je ne sors plus dehors depuis mars. J'ai perdu en autonomie. La nature me manque énormément" reconnaît-elle.

Louise, 85 ans, "privée de sortie depuis le mois de mars".

Pour se remonter le moral et se distraire, Louise essaie de trouver la parade : "je lis, je regarde des documentaires à la télé. Aujourd'hui j'étais sur les contes de Noël. Mais ça me rend un peu triste, parce que je pense à la vie que j'ai vécue." Elle peut aussi compter sur les bénévoles des Petits Frères des Pauvres, qui la soutiennent depuis 2013.

Ces bénévoles aussi ont pourtant souffert du virus. L'un de ses visiteurs habituels a en effet attrapé le coronavirus... il a été remplacé par Françoise, "une dame avec qui je m'entends très bien, explique Louise. Elle m'appelle, elle m'a envoyé des fleurs et des chocolats pour mon anniversaire. Des lettres, aussi, avec des photos de sa petite-fille parce qu'elle sait que j'aime beaucoup les enfants."  

Pour ce deuxième confinement, les bénévoles des Petits Frères des Pauvres ont tenu à maintenir leurs visites, si les personnes âgées le voulaient bien. "C'est essentiel, détaille Jacques Pachoud, référent de l'association à Saint-Étienne. On sait qu'ils en ont besoin ... et puis les bénévoles aussi, ça leur fait du bien ! On essaie de faire du mieux qu'on peut, même si c'est difficile pour les personnes en EHPAD par exemple. Espérons que ça ira mieux dans peu de temps."

La solidarité joue à plein aussi entre les personnes isolées

Pour autant, Louise est une battante. Elle a vu d'autres virus dans sa vie, et ne veut pas être trop démoralisée par le coronavirus. Alors elle se prête elle aussi au jeu de la solidarité pour rompre le grand isolement : "Je contacte deux personnes qui sont plus âgées que moi, et qui ont besoin de parler, à cause de leur moral. Je crois savoir qu'elles sont très contentes !" sourit-elle. 

Louise, 85 ans, prend son téléphone pour rompre l'isolement des autres

Un exemple qui rend très fier Jacques Pachoud : "ils nous apprennent des choses ! En attendant de reprendre les occasions de se voir tous ensemble, c'est une manière de tenir." Le référent stéphanois ne manque pas de le souligner à chaque visite, histoire de remonter le moral à ces personnes âgées.

À Saint-Étienne, ce sont 46 personnes âgées comme Louise qui sont soutenues par l'association, qui tente de leur redonner un peu de lien social. S'il recherche toujours des bénévoles, et des dons pour continuer à fonctionner, Jacques Pachoud insiste surtout sur l'autre bout de la chaîne : "nous recherchons des personnes à aider, c'est le plus difficile ! Il faut avoir plus de 50 ans, être seul, être dans une certaine difficulté économique... nous sommes là pour ça, et nous n'arrivons pas toujours à repérer les bonnes personnes." 

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