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Saint-Étienne : plus d'une centaine d'appels en un mois pour Sainté Psycho

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Le dispositif Sainté Psycho créé par la ville de Saint-Étienne il y a un peu plus d'un mois est très sollicité. Deux psychologues accueillent les habitants en souffrance psychologique à cause de la crise sanitaire. Une première en France selon l'adjoint au maire en charge de la santé.

Les psychologues reçoivent les patients notamment à la Maison des projets
Les psychologues reçoivent les patients notamment à la Maison des projets © Radio France - Mathilde Montagnon

Dès son ouverture, la ligne téléphonique de Sainté Psycho a été prise d'assaut raconte Cléo Moussy, l'un des psychologues "ce qui nous a le plus étonnés c'est le nombre d'appels avant même d'avoir commencé et d'être en mesure de pouvoir accueillir les personnes". Depuis le 22 mars, Sainté Psycho a ouvert une permanence téléphonique. Les entretiens ont débuté la semaine suivante, le 28. "Je pense que pour parler trivialement, il n'y a pas photo, s'amuse Patrick Michaud, adjoint au maire de Saint-Étienne en charge de la santé. Vraiment, véritablement, on rend un réel service à la population, aux étudiants qui, mais ça ce n'est pas une découverte, sont dans une très très grande souffrance psychologique, avec une peur de l'avenir, avec des difficultés financières, avec des deuils à gérer, avec l'isolement des personnes âgées. Indiscutablement on répond à un besoin". 

Des entretiens en face à face en dehors de l'hôpital

Déjà, une quarantaine de personnes ont pu bénéficier d'un entretien. Des hommes, des femmes, des étudiants, des salariés, des retraités. Les profils sont hétérogènes souligne Claire Fournel, la seconde psychologue "La crise a eu un effet catalyseur. Les équilibres sont bouleversés. On est là pour essayer de voir comment ils peuvent en tirer du sens, essayer de se réaménager avec cette désorganisation". Saint-Étienne est la seule ville de France à proposer des consultations gratuites en présentielle. Les entretiens sont organisés en dehors des murs de l'hôpital, au CROUS de la Métare, au CROUS de Tréfilerie, à la Cité du design ou à la Maison des projets. "C'est vraiment un espace intermédiaire entre la ville et l'hôpital, estime Cléo Moussy, et c'est très facile pour eux de se saisir de cet espace, beaucoup plus qu'une institution déjà existante". 

Une crise qui risque de durer

Pour Claire Fournel, à l'issue du la phase aiguë de la crise sanitaire, d'autres publics pourraient ressentir le besoin d’être aidé psychologiquement. "Pour la crise des subprimes qui date de 2008, le nombre de suicides a augmenté dans les années 2009 et 2010 donc on a des incidences pendant les temps de crise et on a des incidences en après coup".  L'aspect psychologique de la crise risque de se prolonger pense également Patrick Michaud "Il est clair qu'on est dans une problématique qui va très probablement durer au-delà de la fin de l'année. Et quand on sait que la psychiatrie hospitalière était déjà le parent pauvre on peut imaginer que si l’État ne fait pas un effort d'ici la fin de l'année on sera en grande difficulté". Patrick Michaud qui réfléchit à la suite et évoque la piste d'un bus de la santé mentale à l'échelle de la métropole.

  • Pour joindre Sainté Psycho : 06.73.69.27.09
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