Société

Saint-Étienne : plus de 200 infirmiers dans la rue

Par France Bleu Saint-Étienne Loire, France Bleu Saint-Étienne Loire mardi 8 novembre 2016 à 15:10

A Saint-Etienne, les infirmiers et infirmières se sont rassemblés devant la sécurité sociale
A Saint-Etienne, les infirmiers et infirmières se sont rassemblés devant la sécurité sociale © Radio France - Jade Peychieras

Les infirmiers sont en colère et ils le font savoir. Ils étaient plus de 200 à manifester ce mardi à Saint-Étienne, devant la sécurité sociale, pour dénoncer des conditions de travail détériorées et un manque de considération.

Des soins effectués à la chaine, des personnels en souffrance et des patients mal traités... Les infirmiers n'en peuvent plus. Cet été, cinq d'entre eux se sont même suicidés. Avec les personnels hospitaliers, les infirmiers se sont donc mobilisés ce lundi pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail. Une telle une union syndicale, ce n'était pas arrivé depuis 25 ans : en plus de la CGT, Force Ouvrière et la Sniil (Syndicat national des indépendants et infirmiers libéraux), 17 organisations infirmières appelaient à la grève.

Dans la Loire, deux rassemblements avaient lieu : à Roanne, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées devant la sous-préfecture. A Saint-Étienne, ce sont plus de 200 personnels soignants qui faisaient le pied de grue devant la sécurité sociale : des infirmiers en milieu hospitalier, en clinique, des libéraux, des étudiants ou même des formateurs...

Le mot d'ordre, c'est l'"union", pour se faire entendre. Killian porte un masque chirurgical sur lequel est inscrit "Soigne et tais-toi". Il a le sentiment de ne pas être entendu, ni par sa direction, ni par les médecins, ni par le gouvernement : "Nous demandons plus de considération, et tout simplement le temps de bien faire notre travail", dit-il. "On court partout, on doit éjecter les patients des lits le plus vite possible, sans parler du matériel vétuste !" dénonce-t-il également.

Dans le viseur des infirmiers : Marisol Touraine, qui se "félicite d'avoir rebouché le trou de la sécu, mais à quel prix ?" se demande Anne Jauer, la président du SNIIL de Loire. Elle interpelle désormais directement la ministre de la santé et le gouvernement, pour demander l'abrogation de la loi santé, et la sauvegarde d'une système de santé de qualité.