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Saint-Étienne : une deuxième marche contre les violences policières très suivie

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Ils étaient plusieurs milliers à défiler dans Saint-Étienne ce vendredi 5 juin, pour la deuxième manifestation en deux jours pour dénoncer les violences policières envers les minorités.

Une manifestation pour dénoncer les violences policières et racistes
Une manifestation pour dénoncer les violences policières et racistes © Radio France - MC

Plusieurs milliers de personnes ont défilé dans le centre-ville après un appel lancé sur les réseaux sociaux.  Ils dénoncent notamment les interpellations violentes qui ont mené à la mort de Georges Floyd aux Etats Unis, et réclament la vérité autour du décès il y a quatre ans, d'Adama Traoré en banlieue parisienne.

Dans le cortège, beaucoup de jeunes qui ne se sentent pas en sécurité face à la police à cause de leur couleur de peau. Comme Matthieu qui confie : "J'essaye toujours d'éviter la police. Généralement quand je les vois arriver j'essaye de ne pas tomber nez à nez avec eux parce qu'on ne sait jamais ce qui peut arriver.

Les manifestants posent un genou à terre pour rendre hommage aux victimes de violences policières
Les manifestants posent un genou à terre pour rendre hommage aux victimes de violences policières © Radio France - MC

Pour Grâce, ce climat tendu avec les forces de l'ordre, elle le ressent au quotidien : "J'ai peur d'avoir des enfants, parce que j'ai peur que si mon fils sort il se fasse contrôler et qu'il meure pour rien" confie-t-elle. Une peur que partage Nouma, 20 ans : "C'est bizarre parce que cette peur je l'ai en moi, alors que je ne me suis jamais fait contrôler. Mais parce que je sais que des gens comme moi, qui me ressemblent, se font contrôler pour rien. J'ai peur mon petit frère, mes grands frères, ma petite sœur, parce que je n'ai pas envie qu'ils vivent ça. J'ai envie que ça change !" s'exclame-t-elle. 

Malika Benmouna réclame justice pour son fils Mohamed

Au milieu  des pancartes "Justice pour George Floyd" et "Adama Traoré", un autre nom apparaît, celui de Mohamed. Ce jeune de Firminy, est mort en 2009 pendant une garde à vue. Sa mère Malika Benmouna, qui ne croit pas à la thèse du suicide, crie sa douleur :

Malika Benmouna ne croit pas que son fils se soit suicidé il y a dix ans pendant sa garde à vue.

Après avoir posé une dernière fois un genou à terre en hommage aux victimes de violences policière, les manifestants se sont tous dispersés dans le calme autour de 21h30.

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