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Société

Saint-Germain-le-Châtelet : plus de 100 000 signatures pour sauver une biche et son faon

dimanche 12 novembre 2017 à 5:00 Par Manon Klein, France Bleu Belfort-Montbéliard

Il veut sauver la vie d'une biche et de son faon. Un habitant de Saint-Germain-le-Châtelet, dans le Territoire de Belfort, a lancé une pétition en ligne. Plus de 100 000 personnes à travers le monde l'ont signée. La chasse à la biche a été autorisée, car celles-ci seraient trop nombreuses.

La biche a l'habitude de revenir chaque année dans les rues et les jardins de Saint-Germain-le-Châtelet.
La biche a l'habitude de revenir chaque année dans les rues et les jardins de Saint-Germain-le-Châtelet. - DR/Photo transmise par Jean-Jacques Darriet

Saint-Germain-le-Châtelet, France

Sa pétition fait le buzz sur internet. Jean-Jacques Darriet, un retraité qui habite à Saint-Germain-du-Châtelet se mobilise pour sauver la vie d'une biche et de son faon. L'animal visite les rues et les jardins de la commune depuis plus de 10 ans. "Elle fait partie du paysage, c'est une presque une habitante" plaisante Jean-Jacques Darriet. Si les habitants se mobilisent, c'est qu'ils craignent pour la vie de la biche et de son petit, menacés par la chasse qui s'est ouverte officiellement le 1er novembre 2017.

Tout débute avec la plainte de deux habitants de Saint-Germain-le-Châtelet, qui déplorent quelques dégradations dans leur jardin. C'est un cerf qui se seraient retrouvé au sein de leur propriété qui aurait causé les dégâts. Mais leur plainte mentionne également une biche et un faon. "Le cerf a sans doute voulu suivre la biche" explique Jean-Jacques Darriet.

On ne fait qu'appliquer la loi" - Daniel Kittler, président de la fédération départementale des chasseurs du Territoire de Belfort.

La biche en question est appréciée de la plupart des habitants. - Aucun(e)
La biche en question est appréciée de la plupart des habitants. - DR/Photo remise par Jean-Jacques Darriet

Les chasseurs ont donc le droit, depuis le 1er novembre 2017, d'abattre la biche et son petit. "Pour un bon équilibre forestier, au niveau économique et au niveau biodiversité, il est nécessaire de réguler ces grands animaux", argumente Daniel Kittler, président de la fédération départementale des chasseurs du Territoire de Belfort. "On a le mauvais rôle : d'un côté on nous reproche de tuer trop d'animaux, mais de l'autre, nous avons l'obligation de prélever [NDLR : d'abattre] un certain nombre d'entre eux, sans quoi on s'expose à une verbalisation", déplore le représentant des chasseurs.

Du côté de l'Office national des forêts (ONF), on explique que si la chasse à la biche a été autorisée dans le secteur de Saint-Germain-du-Châtelet, c'est parce qu'elles sont trop nombreuses dans ce secteur géographique. La plainte des deux riverains suite aux dégâts occasionnés dans leur jardin ne serait donc pas à l'origine de cette autorisation.

Les habitants signataires de la pétition espèrent, eux, pouvoir sauver la vie de la biche. Ils ont en tous cas réussit à attirer l'attention du député Michel Zumkeller, qui a voulu racheter les bracelets de la biche et de son faon. Ces bracelets sont délivrés aux organismes de chasse; ils sont utilisés à chaque fois qu'un animal est abattu. La tentative du député a échouée, puisqu'il n'est pas possible de racheter ces bracelets. La pétition lancée par Jean-Jacques Darriet est toujours en ligne sur la plateforme internet Change.org.