Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Saint-Lô : les séniors de la résidence adaptée vont devoir déménager

-
Par , France Bleu Cotentin

Les locataires de la résidence adaptée pour séniors du CCAS de Saint-Lô vont devoir déménager d'ici deux ans, ont appris les familles lors d'une réunion avec la mairie ce jeudi. Les solutions de relogement proposées inquiètent certaines familles.

La résidence adaptée pour les séniors des Epinets, dans le quartier de la Dollée à Saint-Lô.
La résidence adaptée pour les séniors des Epinets, dans le quartier de la Dollée à Saint-Lô. © Radio France - Marc Bertrand

Saint-Lô, France

Trop vieille, pas aux normes, mal placée, la résidence adaptée des Epinets ? La mairie a décidé de reloger ses locataires retraités dans d'autres logements de la ville ou du bailleur social d'ici à 2020. Avec son ascenseur qui ne dessert que des demi-paliers, et sa situation à flanc d'une colline très raide et bourrée d'escaliers, la mairie estime que la résidence est vétuste et n'est plus adaptée aux personnes âgées qui y vivent : "Certains ont beaucoup vieilli depuis leur emménagement", explique-t-on à la mairie de de Saint-Lô.

Appartements vides et dédale d'escaliers

Propriété de Manche Habitat, la résidence est louée depuis 1985 par le Centre communal d'action sociale, qui reloue ensuite les logements à loyer modéré aux retraités modestes. Bien moins cher qu'un Ehpad, cette "alternative à la maison de retraite" s'adresse à des retraités qui ne sont pas dépendants, mais assure un accompagnement avec des animations et une aide au ménage et aux courses. Mais la municipalité assure que "sept ou huit des 27 logements sont inoccupés" et que "pendant ce temps-là, la mairie paie les loyers des appartements vides". La ville a donc décidé de reloger les résidents à l'horizon 2020, et de rendre le bâtiment au bailleur social. 

La mairie assure que les locataires pourront bénéficier des "structures nouvelles et plus modernes qui se créent sur Saint-Lô". Lors d'une réunion jeudi 27 septembre au centre Nelson Mandela, les résidents et leurs familles se sont vus proposer deux solutions : la résidence pour personnes à mobilité réduite qui est en cours d'achèvement à l'emplacement de l'ancien local du CCAS de Saint-Lô, en plein centre-ville. Ou la future résidence construite pour 2020 à l'emplacement de l'ancienne maison de retraite du Bon Sauveur. 

Relogés, mais pour aller où ?

Du côté des familles, Gérard "attend de voir" : "Aux Epinets, ma mère paie 300 euros par mois pour un F3. On leur a posé la question du loyer pour la future résidence du Bon Sauveur, ils n'ont pas pu nous répondre", explique Gérard, le fils d'une des résidentes. La mairie confirme effectivement qu'il est trop tôt dans l'avancement du projet pour connaître le montant des loyers. 

Quant à la résidence en centre-ville, plus agréable par sa position géographique, elle ne répond pas aux attentes de beaucoup de familles : "On a choisi les Epinets parce qu'il y a un animateur et une aide à domicile qui passent presque quotidiennement dans la résidence pour faire des activités, discuter, faire le ménage ou les accompagner faire les courses. Ce ne sera pas le cas dans la résidence du centre-ville".

Les familles s'inquiètent aussi de devoir faire subir un déménagement à leurs proches : "Ma mère a 90 ans", dit la fille d'une locataire. "Ils sont bien ici, ils sont bien entourés, ça va être un gros changement pour eux de déménager. Il va falloir leur expliquer, ça ne va pas être simple".

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu