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Société

Saint-Martin-la-Plaine : le public du zoo peut voir les tigres de Sibérie sauvés d'un trafic international

lundi 9 avril 2018 à 10:20 Par Émeline Rochedy, France Bleu Saint-Étienne Loire et France Bleu

Les trois tigres de Sibérie arrachés in extremis à des trafiquants ont pris leur quartier dans l'espace zoologique de Saint-Martin-la-Plaine. Ils se sont refait une santé au refuge de l'association Tonga, attenant au parc.

 Antoun avec ses sœurs May et Tania.
Antoun avec ses sœurs May et Tania. © Radio France - ER

Saint-Martin-la-Plaine, France

"Ils ont seize mois maintenant, ce sont des adolescents, ils pèsent chacun une centaine de kilos !", commente Pierre Thivillon devant l'espace des tigres où les trois félins ont pris place depuis une dizaine de jours. Antoun est avec ses sœurs May et Tania. C'est juste à côté du parc zoologique de Saint-Martin-la-Plaine, dans les installations de Tonga Terre d'Accueil qu'ils se sont refait une santé, placés là en juillet 2017 par l'association qui les a sauvés, à l'aéroport de Beyrouth.

Rester le plus délicat possible

Le public de ces vacances de Pâques peut donc voir le trio. Une fratrie qui s'acclimate tout doucement : "Il leur faut quelques semaines pour s'habituer aux visiteurs, mais ça va, constate Pierre Thivillon, on les a vus contre la vitre à quatre centimètres du public, on a aussi choisi ce moment-là de l'année parce qu'il y a moins de monde."  

"Selon les moments de la journée, ils vont chercher du contact, jouer avec des visiteurs s'ils voient des enfants", ajoute Fabien Dugué, le soigneur animalier en charge de la fauverie, très attentif à rester le plus délicat possible. "Le moindre petit écart, un bruit de trappe ou autre peut anéantir tout le travail accompli ces derniers jours pour instaurer une relation de confiance", explique-t-il du fait du "passif très dur" de ces tigres rappelant la petite caisse dans laquelle ils ont voyagé d'Ukraine au Liban, serrés et presque noyés dans leurs excréments, quatre mois après leur naissance. 

Une pancarte de l'association Tonga précise au public à quel trafic ces félins ont fini par échapper.