Société

Saint-Michel des Perrais fermera définitivement le 15 juillet

France Bleu Maine jeudi 12 mars 2015 à 17:10

Saint-Michel-des-Perrais, c'est un domaine immense au coeur de Parigne-Le-Pôlin

La décision est tombée pour la grande école privée de Parigné-Le-Pôlin : c'est la liquidation judiciaire. Les 280 élèves de cette institution sarthoise pourront simplement finir l'année avant une fermeture définitive le 15 juillet 2015.

François Fillon y a fait une partie de sa scolarité , mais aujourd'hui, Saint-Michel-des-Perrais, la grande école privée de Parigné-Le-Pôlin est en grandes difficultés financières. Impossible dans ces conditions d'envisager une rentrée en septembre . Après l'audience ce jeudi après-midi au TGI du Mans, le couperet est tombé : les élèves finiront l'année scolaire. Puis c'est l'ensemble de l'établissement, internat compris, qui fermera définitivement ses portes le 15 juillet.

Quel impact pour la commune ?

A l'origine des difficultés de l'établissement, les charges qui augmentent (le chauffage, l'entretien du bâtiment classé du XVIIIe siècle) et de l'autre, la baisse des effectifs, donc des frais de scolarité. Les parents d'élèves avaient été informés fin janvier.

"Beaucoup de familles sont venues à Parigné-Le-Pôlin pour avoir sur place l'école de la primaire au lycée" - Véronique, une maman d'élève

Actuellement, l'école accueille 280 élèves, du CE2 à la Terminale et tout le village d'un millier d'habitants en profite , à commencer par l'épicier : "j'ai beaucoup de passage le matin à 8h30, le midi et à la fin des cours à 18h" , explique Steve Gillet qui est aussi conseiller municipal. "Et tout ça risque de disparaitre. Certains parents me disaient qu'entre les frais, les trajets, ils se posaient la question de rester à Parigné-Le-Pôlin si ça ferme" . Véronique qui est parent d'élève confirme : "beaucoup de gens sont venus faire construire ici parce qu'ils pouvaient avoir su place l'école du CE2 jusqu'au bac" . Saint-Michel-des-Perrais emploie actuellement 17 agents et une trentaine de professeurs.

Tout Parigné-Le-Pôlin s'inquiète, à commencer par Steve Gillet, l'épicier