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Société

À Saint-Priest-des-Champs, une colo pas comme les autres

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

L'ancienne colonie de cette petite commune accueille depuis le début du mois de février 28 mineurs non accompagnés venus majoritairement d'Afrique. Un nouveau souffle pour les jeunes de village.

28 mineurs non accompagnés sont accueillis dans cette ancienne colonie.
28 mineurs non accompagnés sont accueillis dans cette ancienne colonie. © Radio France - Maud Calvès

Saint-Priest-des-Champs, France

"Avant, St Priest c'était un désert, depuis qu'ils sont là on se retrouve tous les jours pour jouer au foot". Timothée, l'un des jeunes de ce village de 700 habitants est ravi de voir des nouvelles têtes. Tous les jours depuis le début du mois de février, il rejoint les vingt-huit nouveaux jeunes pour disputer un match de foot. "Maintenant il y a des petits serrages de mains, des petits mon frère comment ca va, il commence à y avoir un petit lien entre nous, c'est très cool." Ces jeunes mineurs non accompagnés vivent dans les bâtiments de "La Croizette", une ancienne colonie tout près du stade. Sur place, ils attendent que leur majorité soit reconnue par l'État, dans l'angoisse d'être livrés à eux-mêmes s'ils n'ont pas le droit à la protection de l'aide sociale à l'enfance. Leur départ est fixé pour la fin du mois d'avril.  

Tous les jours, le rendez-vous est donné à 16h pour jouer au foot avec les jeunes du village.  - Radio France
Tous les jours, le rendez-vous est donné à 16h pour jouer au foot avec les jeunes du village. © Radio France - Maud Calvès

Il s'agit donc d'un passage express dans ces locaux spacieux : un grand réfectoire, une cuisine, plusieurs chambres et surtout, beaucoup d'espaces verts. Deux veilleurs de nuit, une auxiliaire de vie, un cuisinier et deux éducateurs spécialisés veillent sur ces jeunes. Avant leurs venues, ils étaient hébergés dans des hôtels à Clermont-Ferrand. À Saint-Priest ils bénéficient désormais d'une équipe permanente et à l'écoute, comme Philippe, éducateur spécialisé : "Il y a des gamins vraiment marqués par ce qu'ils ont vécu : les guerres, la prostitution, leur arrivée ici, c'est assez dur pour ces gosses". Pour tenter de surmonter les traumatismes et palier l'ennui, l'équipe organise plusieurs soirées musicales, documentaire, jeux... La journée, des bénévoles viennent donner des cours de français, de mathématiques ou d'arts plastiques et comblent comme ils le peuvent l'absence de scolarisation. L'équipe a même dégoté quelques stages dans des entreprises locales. L'un des jeunes passera donc quelques jours auprès du boulanger du village. 

Plusieurs activités sont prévues par l'équipe encadrante.  - Radio France
Plusieurs activités sont prévues par l'équipe encadrante. © Radio France - Maud Calvès

Lorsque le Conseil Départemental a demandé a la commune d'héberger le groupe, le maire de la commune Bernard Favier n'a pas hésité une seconde : "Qui aurait pu dire : on a des jeunes sur Clermont qui sont dans les rues, et nous on a un bâtiment et on va le laisser fermer. Ce n'était pas possible de réagir autrement." Le propriétaire des bâtiments en a fait don à la commune, de préférence pour un usage "social", mission réussie. Les jeunes sont heureux de l'accueil et de cette nouvelle vie temporaire, bien qu'ils vivent dans l'angoisse des résultats et dans une grande impatience de pouvoir enfin intégrer l'école. Comme Mamadou, venu de Nouvelle-Guinée "on ne peut pas rester à la maison et simplement manger et dormir, il faut que l'on puisse apprendre quelque chose."

Sur place, le reportage.

Les locaux ont été donnés à la commune.  - Radio France
Les locaux ont été donnés à la commune. © Radio France - Maud Calvès
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