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Société

Saint-Sulpice-le-Guérétois, la dernière commune de Creuse qui refuse la semaine des quatre jours

mercredi 12 septembre 2018 à 20:37 Par Camille André, France Bleu Creuse

En Creuse une seule commune a fait le choix de rester à la semaine des quatre jours et demi cette rentrée. Il s'agit de Saint-Sulpice-le-Guérétois. Le maire a consulté les parents d'élèves à la fin de l'année scolaire. La majorité d'entre eux a indiqué être satisfaite par ce rythme scolaire.

Sortie d'école à Saint-Sulpice-le-Guérétois.
Sortie d'école à Saint-Sulpice-le-Guérétois. © Radio France - Camille André

Saint-Sulpice-le-Guérétois, France

En cette période de rentrée, un village d'irréductibles Creusois résiste encore et toujours à la semaine des quatre jours. Saint-Sulpice-le-Guérétois est une exception dans le département. La commune de près de 2000 habitants, qui compte une école maternelle et une école primaire, est la seule à rester à la semaine de quatre jours et demi cette année.  Les élèves continuent donc d'aller à l'école le mercredi matin. Le reste de la semaine, les journées de cours se terminent à 15h30 et des activités périscolaires sont assurées jusqu'à 16h30.

A la fin de la dernière année scolaire, la mairie a posé la question aux parents d'élèves : étaient-ils satisfaits de ce rythme scolaire? Les parents des élèves de l'école primaire ont répondu oui à 75% et ceux de l'école maternelle, à 55%

Ce serait dommage de changer maintenant qu'on a pris le rythme

A la sortie de l'école, de nombreux parents évoquent un système assez arrangeant pour ceux qui travaillent. "La plupart des parents travaillent le mercredi. Si nous étions passés à la semaine des quatre jours, il fallait trouver ou retrouver un moyen de faire garder les enfants le mercredi matin", explique Mathilde, maman d'une petite fille qui est rentrée cette année en moyenne section de maternelle. 

La plupart des parents salue aussi la qualité des activités proposées pendant les temps périscolaires "Les activités périscolaires sont très bien organisées à Saint-Sulpice-le-Guérétois, salue Elise qui détaille, c'est très diversifié : il y a du sport, des activités artistiques, des jeux de société. Il y a en a pour tous les goûts!" D'ailleurs, Victor, son fils qui est entré en CP cette année y ira tous les jours. 

Un coût de 70 000 euros

Le maire de Saint-Suplice-Le-Guérétois, Claude Guerrier, reconnait "avoir mis le paquet" pour proposer des activités de qualité aux enfants. "On n'a pas hésité à recruter des intervenants ponctuels et à augmenter le temps de travail des employés communaux en charge de l'animation. Cet effort-là a conduit à un résultat apprécié par la plupart des familles", indique-t-il. La municipalité a d'ailleurs cherché à proposer des activités variées et qui parfois sortent de l'ordinaire. Ainsi l'an dernier les enfants ont pu faire des initiations au tir-à-l'arc, à la batterie ou encore à l'italien

Le coût des temps périscolaires est élevé pour la commune. Il est estimé à 70 000 euros. L'Etat et la Caf versent une aide d'environ 25 000 euros. La commune doit donc financer près de 45 000 euros. 

Plus de critiques du côté des maternelles

Le rythme de quatre jours et demi ne fait cependant pas l'unanimité auprès des parents. Devant les grilles, certains regrettent que la commune n'ait pas suivi le mouvement, alors que tout le reste du département a choisi de repasser à la semaine des quatre jours cette rentrée. Certains parents estiment toujours que cette organisation fatigue leur enfant. 

A l'école maternelle, certains regrettent également une "dilution" du temps d'apprentissage. D'autres soulignent enfin des difficultés pour inscrire leurs enfants dans les clubs de sports, qui proposent souvent des cours le mercredi matin.

Claude Guerrier, le maire de la commune est conscient que ce choix de rythme scolaire isole la commune :  "Je sens bien que si nous sommes les seuls à avoir ce rythme, il faudra un certain nombre d'organisations coordonnées sur le plan cantonal avec les clubs sportifs et les associations".