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Saintes : la fin de l'emblématique charcuterie Truffet faute de repreneur

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Par , France Bleu La Rochelle
Saintes, France

48 ans après sa création, la charcuterie de la rue Alsace Lorraine cesse son activité ce dimanche 31 décembre. Le couple de charcutiers prend sa retraite sans avoir trouvé de repreneur. Ils sont obligés de licencier leurs six salariés.

Jean-Claude Truffet a ouvert son magasin à Saintes le 1er janvier 1969, il arrête le 31 décembre 2017
Jean-Claude Truffet a ouvert son magasin à Saintes le 1er janvier 1969, il arrête le 31 décembre 2017 © Radio France - Charlotte Jousserand

Ce dimanche 31 décembre 2017, c'est la fin d'une institution à Saintes. La charcuterie Truffet, installée depuis 48 ans, au 12 rue Alsace Lorraine, cesse son activité et ce n'est pas par manque de clients mais faute de repreneur. A 72 et 70 ans, Jean-Claude et Annie Truffet prennent enfin leur retraite mais ils n'ont trouvé personne pour continuer l'activité. 

Cela fait une dizaine d'années qu'ils cherchent un successeur pour reprendre la boutique, la tournée sur les marchés et la fabrication de tous leurs produits sans succès : "Il n'y a pas de repreneur, c'est ça le problème. Cela n'intéresse personne la charcuterie, les gens ne veulent pas s'embêter avec ce genre de travail", estime Jean-Claude Truffet. "On l'aurait donné le fond de commerce mais il n'y a pas de repreneur", explique le charcutier. Le couple est obligé de licencier ses six salariés.

La charcuterie "c'est beaucoup de travail" reconnaît Jean-Claude Truffet même si ce passionné n'a jamais compté ses heures. Pendant 48 ans, il s'est levé tous les matins à 4 heures et demie.  Le soir, sa femme Annie ne terminait pas avant 23 heures "le temps de tout nettoyer et de tout préparer". Leur magasin était ouvert tous les jours de la semaine, sauf le dimanche. 

Jean-Claude Truffet a commencé à aider son père dès l'âge de 11 ans
Jean-Claude Truffet a commencé à aider son père dès l'âge de 11 ans © Radio France - Charlotte Jousserand

Des produits renommés 

Il y a quelques jours, Jean-Claude et Annie Truffet ont accroché un petit panneau pour annoncer la nouvelle à leurs clients. Des clients catastrophés comme Simone qui vient se fournir chez eux depuis 1975. Une cliente plus que fidèle qui, avant la fermeture de la charcuterie, constitue des stocks d'andouillettes, son pêché mignon, "toasté au grill, c'est le summum", raconte-elle.  

La Charcuterie Truffet s'est fait un nom et une réputation grâce à la qualité de ses produits : les gros grillons, les gros gratons, les andouillettes, le boudin blanc.... "Il y a des gens qui viennent de Bordeaux, Cognac, La Rochelle pour les gros grillons", raconte Brigitte, vendeuse à la charcuterie. Elle a appris a aimer la charcuterie depuis qu'elle y travaille et ne peux plus, désormais, manger de la charcuterie industrielle. Jean-Claude Truffet estime que tout au long de sa carrière, il a mis "de la conscience professionnelle dans tout, tout n'était pas parfait mais on a fait au mieux qu'on pouvait faire".

Le magasin restera ouvert deux ou trois jours le temps de liquider les stocks
Le magasin restera ouvert deux ou trois jours le temps de liquider les stocks © Radio France - Charlotte Jousserand

Une cravate sous un tablier blanc toujours impeccable

Jean-Claude Truffet a enfilé pour la première fois son tablier blanc immaculé à 11 ans et jusqu'à présent il ne l'avait jamais quitté. Un ami lui a envoyé la photo de lui petit, à côté du camion de son père pour faire la livraison de la viande dans la région. Jean-Claude Truffet n'est pas amer "on s'adapte à tout", raconte-t-il. Des souvenirs, il en a plein la tête, "assaisonner, fabriquer, faire quelque chose de bien, c'est un bon souvenir", raconte le charcutier qui  a connu "trois générations de clients, les parents, les enfants, les petits-enfants".

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