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"Isolés, on est malheureux" : des Nantais expliquent pourquoi ils brisent les restrictions

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Par , France Bleu Loire Océan

Après un an de crise sanitaire, certains ont du mal à respecter scrupuleusement les restrictions imposées pour freiner l'épidémie de coronavirus. Les jeunes, isolés socialement et dans leurs études, sont les premiers à en faire les frais, et à voir du monde pour garder le moral.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration. © Maxppp - JEAN MICHEL MART

Depuis plus d'un an, la crise du coronavirus bouleverse notre quotidien. Limitation des sorties, travail à distance et confinement, autant de restrictions qui pèsent sur le moral. Malgré le troisième confinement en cours, certains continuent de sortir pour leur "santé mentale".

On a besoin de sortir, on a besoin d'avoir un minimum de vie et de voir des gens.

Parmi les personnes qui sont le plus tentées par les sorties, il y a les jeunes. Isolés par les cours à distance, certains se retrouvent à vivre seuls dans leurs studios, ou de retour chez leurs parents. Alors, si ils réduisent le rythme des sorties, ils continuent de se voir malgré le risque d'attraper (ou de transmettre) le coronavirus.

On essaie quand même de se retenir, parce qu'il y a la famille à côté. Et puis, plus on fera des efforts maintenant, plus les règles seront souples rapidement.

"On a vraiment besoin de sortir, de voir des gens. C'est impossible de rester isoler aussi longtemps", explique Madenn, étudiante. Avec son petit groupe d'amis, ils continuent de se voir, tout en tentant de limiter les risques. "On se voit toujours entre nous, mais c'est vrai qu'en soirée, ou même dans un parc, forcément les gestes barrières tomber" ajoute l'étudiante.

Balance bénéfice/risque

Des sorties que comprennent les psychologues, qui voient plusieurs jeunes fragilisés par la crise sanitaire. "Ils ont bien conscience des risques, mais on besoin de se voir, c'est une question de santé psychologique" résume l'une d'entre elle. "Ils ont-quand-même le sentiment d'un sacrifice, avec beaucoup d'incertitudes, souligne Delphine Mauduit, psychologue à Nantes. D'abord sur la valeur de leur diplôme. Ils vont aussi ressentir une injustice de devoir être à la maison. Ne pas pouvoir sortir et ne pas avoir au vaccin aussi, ils vont aussi être brimés de ce fait là. Et puis un sentiment de culpabilité, ils se sentent un peu montrés du doigt par rapport à des comportements que certains peuvent avoir."

"Les jeunes ont le sentiment d'un sacrifice, avec beaucoup d'incertitudes", explique la psychologue Delphine Mauduit

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