Société

Sans réponse, les propriétaires du Signal stoppent leur grève de la faim

Par Stéphane Hiscock, France Bleu Gironde vendredi 3 avril 2015 à 18:22

Les grévistes sont installés dans deux préfabriqués sur le parking du Signal
Les grévistes sont installés dans deux préfabriqués sur le parking du Signal © Radio France

Après treize jours de jeûne, les quatre propriétaires qui avaient cessé de s'alimenter pour protester contre les conditions de leur expropriation de l'immeuble de Soulac-sur-mer, ont arrêté leur grève de la faim. Ils dénoncent l'indifférence des élus qui les ont ignoré.

La grève de la faim s'est arrêtée jeudi soir dans l'indifférence générale au pied de l'immeuble Le Signal de Soulac à la Pointe du Médoc. Pendant treize jours, quatre propriétaires ont cessé de s'alimenter pour protester contre les conditions de leur expropriation. Ils étaient cinq jusqu'à lundi mais l'un des grévistes à du cesser le mouvement pour raison médicale.

Les 75 propriétaires du Signal ont du évacuer le Signal en février dernier car le bâtiment est menacé par l'érosion marine. L'État a proposé une enveloppe globale d'1,5 millions d'euros pour les dédommager soit une moyenne 20.000 euros par appartement. Beaucoup trop peu selon les propriétaires qui ont lancé une procédure devant le tribunal administratif de Bordeaux.

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Les grévistes s'étaient installés dans deux préfabriqués sur le parking de l'immeuble. Ils estiment avoir été abandonnés par les responsables politiques.

"C'est l'indifférence générale de notre maire et de la sous-préfète que nous n'avons pas vu. On est très fatigués. Qu'est-ce qu'on peut faire de plus pour sensibiliser les médias et les hommes politiques ?"

  • Jean-François, gréviste

Les co-propriétaires n'ont pas l'intention d'en rester là . Ils contestent la dernière décision de justice qui les a pourtant déboutés. Le tribunal administratif de Bordeaux a en effet estimé que les propriétaires du Signal ne pouvaient pas bénéficier du plan d'indemnisation prévu par la loi Barnier de 1995 sur la prévention des risques naturels majeurs.

"De jour en jour, on est de plus en plus déçu"