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Société

Implant files : comment le Pôle Santé Sud du Mans assure le suivi et la traçabilité des implants

vendredi 30 novembre 2018 à 4:38 Par Christelle Caillot, France Bleu Maine

Au Mans, le pôle santé sud compte 20.000 références d'implants. Cela va de la simple agrafe à la prothèse de hanche en passant par les prothèses mammaires. Alors, comment sont utilisés ces différents produits ? Rencontre avec la responsable du service pharmacie et un chirurgien plasticien.

Exemple de prothèses mammaires utilisées au pôle santé sud
Exemple de prothèses mammaires utilisées au pôle santé sud © Radio France - Christelle Caillot

Le Mans, France

Le scandale des prothèses et des implants vu de la Sarthe. Après plusieurs malfaçons et prothèses mammaires qui ont provoqué des cancers en France, on a voulu savoir comment étaient gérés ces différents matériaux en Sarthe. Exemple au pôle santé sud du Mans.  

Exemples d'implants stockés à la pharmacie du pôle santé sud - Aucun(e)
Exemples d'implants stockés à la pharmacie du pôle santé sud - Gaëlle Lorphelin

20.000 références d'implants au pôle santé sud

"Il faut savoir tout d'abord qu'un DMI, un dispositif médical implantable est un implant qui reste plus de trente jours dans le corps humain" souligne Gaëlle Lorphelin, la responsable du service pharmacie. "Ça va de l'agrafe, au stent coronaire à la prothèse mammaire ou de la hanche. C'est très varié. Tous les DMI sont commandés par la pharmacie du pôle santé sud à trois laboratoires français. À leur arrivée, on les enregistre. Ils ont tous un numéro de lot unique, le nom du laboratoire et parfois une date de péremption. Ils sont ensuite utilisés par les chirurgiens pour une opération. Les médecins donnent ensuite aux patients les références de leur implant. On enregistre également toutes les données post-opératoires à la pharmacie et on garde ces informations à vie".

Les implants stockés à la pharmacie du pôle santé sud - Aucun(e)
Les implants stockés à la pharmacie du pôle santé sud - Gaëlle Lorphelin

Et si un implant est défectueux ?

"On peut constater parfois un matériel défectueux" déclare Gaëlle Lorphelin, la responsable du service pharmacie. "Cela peut arriver lors de l'ouverture du paquet (tous sont stériles), et le chirurgien s'aperçoit qu'il ne peut pas l'utiliser. il nous alerte, on remplit un formulaire spécifique et on le conserve s'il y besoin d'une expertise. Il y a aussi une enquête ouverte. Ça n'arrive pas souvent, une dizaine seulement depuis le début de l'année, essentiellement pour des agrafes."

Gaëlle Lorphelin (à droite) du service pharmacie du pôle santé sud et Agnès Chincholle - Radio France
Gaëlle Lorphelin (à droite) du service pharmacie du pôle santé sud et Agnès Chincholle © Radio France - Christelle Caillot

Je n'ai jamais vu de prothèses mammaires défectueuses

"On reçoit au moins deux fois une patiente avant une opération"souligne le docteur Daniel Arnaud, chirurgien plasticien au pôle santé sud. "On ne met pas telle ou telle prothèse à une patiente parce qu'elle demande tel ou tel volume. C'est l'anatomie du sein qui dicte ce que l'on peut mettre ou pas mettre. Il y a aussi plusieurs textures : des prothèses lisses, des prothèses macro-texturés (celle incriminés dans les cancers) et micro-texturés : ceux sont celles que l'on utilise le plus. Une fois la prothèse choisie, on passe la commande à la pharmacie du pôle santé et on prend toujours aussi deux autres exemplaires, une plus petite et une autre plus grande. Elles arrivent sur la table opératoire dans des boites stériles avec un numéro de lot unique. Chaque prothèse a un code qui lui est propre et ce code va être rattaché à la patiente dans son dossier médical. La patiente a également les références du type de prothèse qu'elle va avoir. Depuis 2012 que j'exerce je n'ai jamais vu de prothèse défectueuse. J'ai retiré des prothèses PIP à des femmes, pas parce qu'elles étaient endommagées, mais parce que les femmes ne les voulaient plus"  

Le docteur Daniel Arnaud, chirurgien plasticien au pôle santé sud - Radio France
Le docteur Daniel Arnaud, chirurgien plasticien au pôle santé sud © Radio France - Christelle Caillot