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Société

Saran : La maternité d'Oréliance toujours en quête d'accouchements

jeudi 11 janvier 2018 à 5:50 Par Eric Normand et Patricia Pourrez, France Bleu Orléans

Alors que la maternité du CHR Orléans a battu un nouveau record en 2017, la maternité d'Oréliance à Saran n'arrive pas à décoller. Un nouveau directeur est arrivé il y a 2 mois pour lancer un plan de reconquête.

2017 a encore été une année difficile pour la maternité d'Oréliance à Saran.
2017 a encore été une année difficile pour la maternité d'Oréliance à Saran. © Radio France - Patricia Pourrez

Orléans, France

A Orléans, les chiffres de la maternité de l'hôpital de la Source font pâlir d'envie la maternité d'Oréliance. Le CHR d'Orléans comprend l'une des plus grandes maternités de France, elle vient d'ailleurs de battre un nouveau record en 2017 avec 4.946 naissances. Dans le même temps, 530 bébés sont nés seulement à la maternité d'Oréliance à Saran. 

Oréliance perd de l'argent

Le groupe privé reconnaît qu'aujourd'hui, il perd de l'argent avec sa maternité. Oréliance n'a jamais retrouvé le niveau de ce que faisait les Longues Allées à Saint-Jean-de-Braye avant le transfert à Saran en 2013. La maternité souffre d'un problème de notoriété, "certaines femmes ignorent même l'existence de la maternité," admet Stéphane Tulipani, le nouveau directeur d'Oréliance. "C'est en développant nos propres moyens de communication, réseaux sociaux, Facebook, que  nous allons gagner en visibilité. Il faut qu'on montre ce que l'on fait de bien." Et d'ajouter "qu'avec un taux de satisfaction 97%, ce serait dommage que ça se limite à un questionnaire de satisfaction!" 

Pourquoi y-a-t-il moins de bébés ?

Dans le projet du pôle santé de Saran, la maternité devait être l'équivalent de l'établissement des Longues Allées à Saint-Jean-de-Braye, soit 1.700 accouchements par an. Mais dès le transfert l'activité n'a pas suivi. Des gynécologues sont partis à le retraite et le CHRO  a été refait, modernisé. Résultat, celle d'Oréliance est restée sur la touche comme le reconnaît Patrick Roussel, le président du groupe Oréliance, "on a un problème de déficit d'image incontestable et beaucoup d'Orléanais ne savent pas qu'il y a une maternité à Oréliance. Aujourd'hui, quand on a besoin d'accoucher, il y a un trajet naturel qui est celui d'aller à l'hôpital." La maternité de l'Hôpital public est classée de niveau 3 et cela rassure beaucoup de femmes qui redoutent un souci à l'accouchement. Mais cela ne justifie un tel écart de fréquentation entre public et privé, explique-t-il, " c'est un chantier qu'on doit entreprendre, bien sûr on ne souhaite rien de mal à l'hôpital mais il faut faire savoir qu'on peut accueillir des femmes en toute sécurité." La maternité d'Oréliance est classée au niveau 2A ce qui lui permet d'accueillir des grossesses à risque modéré, ainsi que des prématurés. 

Reportage N°1 - France Bleu Orléans

Un plan d'action

Stéphane Tulipani, le nouveau directeur arrivé, il y a deux mois, mise sur davantage de communication sur les réseaux sociaux. "On pourra avoir 500, voire 1000 femmes de plus relevant des niveaux 1 et 2," espère Patrick Roussel qui veut mettre fin à de nombreuses idées reçues. "Ce que l'on entend très régulièrement, c'est que si le nouveau né a un problème, il va lui être arraché et qu'on va l'emmener à l'hôpital. Non, elles ne seront pas séparées de leur enfant." La direction veut aussi attirer des médecins et des gynécologues de villes. Dans sa stratégie de reconquête, Oréliance souhaite également se rapprocher du CRHO pour récupérer une partie des accouchements et ainsi soulager la maternité de la Source. Mais rien ne dit que l'hôpital public voudra coopérer. Face à un lourd déficit de près de 19 millions d'euros, il a besoin de renflouer ses caisses.  

La maternité d'Oréliance a aussi ouvert en septembre dernier un service de PMA, procréation médicale assistée avec l'idée de suivre les femmes enceintes jusqu'à leur accouchement. 

Reportage à Oréliance N°2 - France Bleu Orléans