Société

Sarlat : Camille Brouillard gagne le Trophée Jean Rougié

Par Morgane Schertzinger, France Bleu Périgord samedi 16 janvier 2016 à 23:10

Huit candidats étaient en lice pour remporter le Trophée Jean Rougié.
Huit candidats étaient en lice pour remporter le Trophée Jean Rougié. © Radio France - Morgane Schertzinger - France Bleu Périgord

A 22 ans, Camille Brouillard monte sur la plus haute marche du podium du Trophée Jean Rougié. Depuis sept ans, ce concours de cuisine esthétique récompense les meilleurs jeunes chefs qui concourent avec des plats préparés à base de foie gras et de truffe.

Pour sa septième année, le Trophée Jean Rougié a sacré meilleure jeune chef Camille Brouillard, une étudiante de 22 ans, scolarisée au Lycée hôtelier du Touquet, dans le Nord. Sur les épreuves, la jeune femme a travaillé avec son professeur de cuisine, Franck Baruzier.

Chaque année le week-end de la Fête de la truffe à Sarlat, le Trophée Jean Rougié récompense un apprenti cuisinier âgé entre 18 et 25 ans qui s'est distingué dans deux épreuves. La première consiste à présenter un plat froid élaboré avec son professeur et fait à base de foie gras et de truffe. La seconde est la réalisation d'un plat chaud imposé, toujours autour de ces deux produits régionaux, en une heure et quart.

"Leur qualité principale c'est l'envie"

Venus de toute la France, les candidats ont déjà été départagés sur dossier entre autre par Jean-Luc Danjou, Meilleur Ouvrier de France et directeur du Trophée. Le jour du concours ils sont ensuite jugés par quatorze chefs étoilés. Chaque année, le directeur ne choisit que des chefs trois étoiles comme président de jury. En 2016, c'est Gilles Goujon, Meilleur Ouvrier de France, étoilé Michelin depuis 2010 et restaurateur près de Narbonne, qui a été choisi. Il succède à Joël Robuchon, président du jury en 2015.

Jean-Luc Danjou dirige depuis sept ans le Trophée Jean Rougié. - Radio France
Jean-Luc Danjou dirige depuis sept ans le Trophée Jean Rougié. © Radio France - Morgane Schertzinger - France Bleu Périgord

Le niveau très élevé du concours étonne Serge Vieira, Bocuse d'or 2005 et co-animateur du concours. "C'est assez remarquable pour des jeunes de cet âge là de se risquer à ce niveau si relevé, et de se mesurer à ça, je ne sais pas si j'en aurais eu le courage à cette époque là !"

Mais pour Jean-Luc Danjou, l'important est que les candidats aient l'envie de s'investir. "C'est ce qui brille dans leurs yeux, ce que les professeurs savent leur amener en leur transmettant leurs connaissances et en les aidant aussi. Et c'est pour ça que je met les deux en valeur parce que le professeur a beaucoup d'importance dans la formation des jeunes et je ne veux pas mettre en retrait les gens qui dans l'ombre font œuvrer les jeunes dans le bon sens", explique-t-il.

Ce Trophée est un tremplin professionnel non négligeable pour le vainqueur et les candidats. Chaque année, de nombreux lauréats trouvent une belle place dans une maison et reviennent parfois comme aide au jury. "Ils rentrent dans une grande famille", conclut Jean-Luc Danjou.

En coulisses, avant la seconde épreuve du Trophée samedi après-midi, les candidats étaient plutôt stressés.

REPORTAGE | Le Trophée Jean Rougié