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Sarthe : une commune rend hommage à trois enfants décédés lors d'un accident de bus scolaire

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Vendredi 25 juin, le maire de Saint-Mars-la-Brière a organisé une cérémonie pour rendre hommage à trois enfants décédés il y a cinquante ans dans un accident de bus scolaire. En cause un pont trop petit par rapport à la taille du bus.

Une trentaine de personnes était présente pour rendre hommage aux trois victimes décédés il y a 50 ans, lors d'un accident de bus scolaire sur le pont du Bourray. Une trentaine de personnes était présente pour rendre hommage aux trois victimes décédés il y a 50 ans, lors d'un accident de bus scolaire sur le pont du Bourray.
Une trentaine de personnes était présente pour rendre hommage aux trois victimes décédés il y a 50 ans, lors d'un accident de bus scolaire sur le pont du Bourray. © Radio France - Jean Rinaud

C'est un drame qui à l'époque avait fait le tour de France. En 1971 à Saint-Mars-la-Brière un bus scolaire qui transportait des enfants du collège d'Yvré-L'évêque s'était accidentellement renversé dans l'Huisne au niveau du pont du Bourray, près de la papeterie. Celui-ci avait cogné le trottoir du pont avant de tomber tête la première dans la rivière.  Un pont particulièrement dangereux car très étroit et qui aujourd'hui est interdit à la circulation des bus. Sur les 31 enfants présents dans le bus, trois sont décédés sur le coup. Un fait-divers qui à l'époque avait été relayé sur l'ensemble des médias et qui a laissé des traces dans le petit village de Saint-Mars-la Brière. Cinquante ans après le maire Patrice Vernhettes tenait à organiser une cérémonie symbolique pour les victimes et les familles des victimes, ce qui n'avait jamais été fait depuis l'accident. 

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"C'est un drame qui a marqué tout un village et j'en suis le premier conscient car j'étais de la même génération que les victimes. J'étais en quatrième et les troisièmes passaient le brevet ce jour-là donc je ne suis pas allé à l'école, sinon j'aurais emprunté le même bus. Pour mes camarades qui ont survécu, c'est et ça restera toujours un vrai cauchemar. Les décès de trois jeunes de 14 ans dans des circonstances effroyables ça marque à vie." 

Une couronne de fleurs a été déposé sur les lieux de l'accident en hommage aux trois enfants décédés lors de l'accident. © Radio France - Jean Rinaud

Une journée cauchemardesque 

Patricia, 65 ans, a perdu son frère alors qu'elle était aussi dans le bus pendant le drame. Pour elle cette journée reste et restera à jamais un traumatisme. " Mon petit frère qui était à l'avant il a été projeté par le pare-brise, il a été plongé au fond de l'eau, c'est les pompiers qui l'ont retrouvé qu'après. Je n'y croyais pas quand on m'a dit que j'avais perdu mon frère. C'était horrible, horrible".

50 ans après le drame Patricia fait toujours des cauchemars de cette journée. Elle garde aussi de nombreux traumatismes : "Je ne peux pas me mettre la tête sous l'eau, je ne peux pas aller en montagne, et j'ai terriblement peur du vide. Pourtant à l'époque j'avais 14 ans et aujourd'hui j'en ai 65, mais le cerveau malheureusement il n'oublie pas.".

Un pont dangereux pour la circulation des bus

En cause de cet accident un pont particulièrement étroit dont les chauffeurs se méfiaient à chaque passage quitte à s'arrêter. La différence entre la largeur du pont et l'avant du bus qui n'était que de 10 cm. Seulement, ce jour-là, c'est un nouveau chauffeur qui était à la tête du bus, comme l'explique Pascal, un des survivants de l'accident.  "Le chauffeur ne connaissait pas bien la route. À l'époque le pont n'était pas indiqué, du coup il est arrivé un peu vite et au moment de freiner c'était déjà trop tard. Le car a heurté le trottoir du pont et on a ensuite plongé dans la rivière.

Il y a 50 ans le pont du Bourray était particulièrement dangereux car il ne faisait que 10cm de plus en largeur que l'avant des cars scolaires. © Radio France - Jean Rinaud

Joël reste humble et n'aime pas en parler, mais durant l'accident il a sauvé plusieurs de ses camarades de la noyade. C'est lui qui a cassé les vitres du bus pour que les élèves puissent s'échapper et par la suite à l'aide d'une barque il n'a pas hésité à faire des allers retours pour sauver ses camarades. "Ça a été instinctif, certains étaient coincés dans des branches, d'autres ne savaient pas nager, j'ai fait ce que tout le monde aurait fait à ma place."

Lors de la commémoration une couronne de fleur a été déposée sur le lieu de l'accident, et des fleurs ont été jetées dans l'Huisne pour rendre hommage aux victimes et réconforter les familles.

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