Société

Sauf prolongation, le stade de Limoges-Beaublanc sera fini en juin 2018

Par Jérôme Edant, France Bleu Limousin vendredi 4 novembre 2016 à 16:09

Les travaux du stade de Beaublanc devraient redémarrer en février prochain
Les travaux du stade de Beaublanc devraient redémarrer en février prochain © Radio France - Jérôme Edant

Le calendrier est désormais fixé : le chantier du stade de Beaublanc va redémarrer en février et devrait être achevé en juin 2018. Les solutions techniques pour consolider le béton défaillant ont été définies par les ingénieurs et seront validées le mois prochain.

Pour répondre à toutes les interrogations autour du chantier du Stade de Beaublanc, la mairie de Limoges et le groupe de BTP Eiffage ont tenu un point presse détaillé ce vendredi. Le maire et le directeur régional d'Eiffage se sont montrés rassurants sur la suite des évènements : le chantier devrait reprendre en février prochain et s'achever en juin 2018.

Consolider 150 points de fragilité

Après 2 ans de diagnostics et d'études, les travaux de consolidation du béton vont donc débuter dans quelques semaines. Les solutions techniques doivent encore être validées par un cabinet de certification, mais cette étape est une simple formalité. Le groupe Eiffage, chargé du dossier d'étude et de réparation du béton, doit consolider la structure béton qui soutient l'immense charpente métallique en près de 150 points, suite à l'erreur de calcul du premier cabinet d'étude béton, RFR, qui avait sous-traité l'ingénierie en Asie et a fait faillite depuis. Au passage, les professionnels du BTP affirment n'avoir jamais vu une telle situation...

Les travaux de consolidation prendront 10 mois, un délai relativement long car tout devra être fait à la main car il est impossible d'accéder avec des machines aux endroits fragiles. Il faudra même renforcer une partie des fondations.

Un surcoût de plusieurs millions d'euros

Evidemment, tout cela ne sera pas sans frais. La facture du stade (52 millions d'euros TTC) devrait augmenter de plusieurs millions d'euros, un surcoût évalué entre 8 et 12 millions d'euros. Pour ne pas retarder (encore plus) le chantier, la ville en fera l'avance en espérant que l'ensemble de la facture supplémentaire soit prise en charge par les asurances.