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Savoie : un apiculteur s'oppose à l'extension d'une zone industrielle

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Par , France Bleu Pays de Savoie

Entre Aiton et Aiguebelle en Savoie, le parc industriel Al'parc s'agrandit. Un déploiement qui demande à des agriculteurs et des apiculteurs d'adapter leur activité. Mais Florent Caullireau, qui possède une centaine de ruches sur place, n'entend pas cette possibilité.

Avec l'extension d'un parc d'activités, Florent Caullireau, apiculteur savoyard, va devoir déplacer sa centaine de ruches
Avec l'extension d'un parc d'activités, Florent Caullireau, apiculteur savoyard, va devoir déplacer sa centaine de ruches © Radio France - Justine Leblond

Le parc industriel Al'parc, situé le long de l'A43 dans le secteur d'Aiton (Savoie), va bientôt s'agrandir : une extension de 35 hectares qui doit permettre l'implantation de nouvelles entreprises. Cet agrandissement doit se faire en partie sur une zone agricole où se trouvent des champs, des verges, et aussi des ruches. Mais l'un des apiculteurs refuse de partir

Florent Caullireau, l'apiculteur en question, ne comprend pas l'intérêt de sacrifier cet "ilot de biodiversité" de pour une zone industrielle. Il possède une centaine de ruches installées sur place. Il explique que l'endroit, entouré par les montagnes, est idéal pour ses abeilles qui peuvent y rester toute l'année. 

"Je n'ai vraiment pas envie de partir, j'ai envie que ce projet change."

"Entre le réchauffement climatique, l'urbanisation, il y a de moins en moins d'endroits comme celui-ci, où il y a de la ressource pour les abeilles toute l'année", détaille l'apiculteur savoyard. "On n'imagine même pas qu'on puisse avoir envie de faire une zone d'activités ici. J'ai bien peur que la raison ne soit pas le premier argument de choix de ceux qui décident ce genre de choses. C'est plus un dogme."

Des bandeaux de travaux ont été installés sur le terrain
Des bandeaux de travaux ont été installés sur le terrain © Radio France - Justine Leblond

Il faut vraiment conserver les sols agricoles. Ça a toujours été important, nos ancêtres ont pu vivre grâce à la terre, on peut se nourrir grâce à la terre aujourd'hui et on pourra encore se nourrir grâce à la terre demain... Par contre avec des bureaux j'en suis moins sûr. - Florent Caullireau, apiculteur

Ecoutez notre reportage sur place

Du côté de Métropole Savoie, qui regroupe les agglomérations de Grand Lac, Grand Chambéry et Coeur de Savoie, on explique que cette extension a déjà été votée et validée. Il s'inscrit dans le Schéma de Cohérence Territorial (SCOT), fait il y a 20 ans et reconfirmé en 2020. Selon Jean-Claude Montblanc, président d'Alp'arc, cet agrandissement permettra de créer plusieurs centaines d'emplois. "Une société a besoin de tout, et elle a aussi besoin d'industrie. Que la personne ne le comprenne pas c'est dommage. En tout cas sincèrement la profession agricole n'a pas du tout été dans le déni face au projet", explique le président. 

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Et la cohabitation ? 

Jean-Claude Montblanc affirme que Métropole Savoie a proposé à l'apiculteur de laisser ses ruches sur un bout du terrain. "On a d'autres parcs d'activités où on a des apiculteurs sur place. On pense que ce n'est pas antinomique. Il y aura suffisamment d'espace pour qu'il puisse continuer à mettre ses ruches." Mais Florent Caullireau ne peut pas imaginer cette cohabitation pour ses abeilles. 

Une pétition a été lancée pour empêcher le démarrage des travaux. Elle a déjà recueilli plus de 55.000 signatures.

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