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Dossier : Coronavirus Covid-19

Savoie : une aide-soignante qui travaille en Ehpad et qui a reçu la prime Covid risque d'être expulsée

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Pays de Savoie, France Bleu

Lydia, une Béninoise installée en Savoie depuis mai 2019, veut à tout prix rester en France. Elle a formulé un recours devant le tribunal administratif de Grenoble pour contester son obligation de quitter le territoire.

Lydia (à droite) et son amie Claire.
Lydia (à droite) et son amie Claire. © Radio France - Tommy Cattaneo.

Elle soigne les résidents d'un Ehpad atteints de Covid-19, mais risque d'être renvoyée dans son pays. Lydia Veyrat, une Béninoise arrivée en Savoie en mai 2019, est sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français depuis septembre. Le tribunal administratif de Grenoble doit examiner ce jeudi le recours formulé par son avocat, afin qu'elle puisse rester en France. La décision sera rendue dans les prochains jours.

1.000 euros de prime Covid

"Trois mois après mon arrivée en France, j'ai trouvé du travail comme aide-soignante et j'aime mon métier", confie Lydia, qui a, depuis, signé un CDI dans un Ehpad de Pontcharra, en Isère. "En ce moment je m'occupe des patients Covid'-19, et pendant la première vague j'ai même reçu la prime de 1.000 euros ... C'est une histoire de fou."

Alors qu'elle avait fait une demande de renouvellement de son titre de séjour, elle est tombée des nues lorsqu'au mois de septembre, elle a reçu ce courrier de la préfecture de Savoie. "Ils disent que je n'ai aucune preuve de mon insertion dans la société française à part quelques fiches de paie", explique Lydia. "Ils disent aussi que j'ai un fils au Bénin, mais il a 19 ans et il est déjà autonome."

Elle est venue en France après le décès de son mari, originaire de Savoie

Si sa demande a été refusée, c'est parce que Lydia est veuve. "J'ai vécu 20 ans au Bénin avec mon mari", raconte l'aide-soignante installée à Montmélian. "Nous avions décidé de revenir en France quand il est tombé gravement malade. J'ai fait une demande de visa, quitté mon travail d'infirmière, mais il est malheureusement décédé."

Sans son mari, sans travail, Lydia décide donc de venir en France pour s'occuper de la succession du Savoyard. "C'est d'ailleurs toujours en cours et, en attendant, je n'allais pas rester sans travailler", explique-t-elle. Elle, qui a déjà tout quitter, ne se voit pas le refaire une deuxième fois. "J'ai créé des liens avec mes collègues. À l'Ehpad, personne ne comprend cette décision."

"C'est une injustice", ajoute son amie Claire. "Elle a fait tout ce qu'on attendait d'elle pour s'intégrer donc il y a vraiment un manque de considération de la part des autorités françaises." Effectivement, en à peine plus d'un an, Lydia a trouvé un logement, elle a acheté une voiture, passé son code et veut même suivre des études d'infirmière, puisque son diplôme béninois n'est pas reconnu en France.

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