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Société

VIDEO - Scolarisation des enfants handicapés : "ça a été l'enfer" raconte une maman du Val-de-Marne

dimanche 10 février 2019 à 18:33 Par Faustine Mauerhan, France Bleu Paris

Alors que le ministre de l’Éducation nationale doit annoncer de nouvelles mesures pour la scolarisation des enfants handicapée ce lundi 11 février, France Bleu Paris a rencontré Cécile Pontoux. Cette maman se bat pour que Pierre, 8 ans, atteint d’un trouble de l’attention, suive une scolarité normal

Les enfants handicapés ont généralement besoin de l'aide d'une auxiliaire de vie scolaire.
Les enfants handicapés ont généralement besoin de l'aide d'une auxiliaire de vie scolaire. © Maxppp -

Val-de-Marne, France

Ce lundi 11 février est un grand jour pour les enfants handicapés en France. Dans la matinée, Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation natioanl et Sophie Cluzel, la secrétaire d'État chargée des personnes handicapées, assistent à la restitution de la concertation "Ensemble pour l'école inclusive". Depuis octobre 2018, cette grande concertation a mobilisé plus de 120 participants (parents, associations de personnes en situation de handicap, gestionnaires d'établissement médico-sociaux, professionnels de l'éducation et accompagnants). Ils vont maintenant faire des propositions, qui seront analysées par les ministères concernés pour en évaluer l'impact, en définir les conditions de mise en œuvre. Mais cela pourra déjà donner une idée de l’orientation d’une future loi.

Cécile Pontoux y sera très attentive. Cette maman du Val-de-Marne est en effet au premier rang des concernés. Elle se bat à chaque instant pour que son fils de 8 ans, Pierre, suive une scolarité normale.

4 mois pour remplir un dossier

Car Pierre souffre d’un trouble de l’attention. Il a du mal à se concentrer longtemps, bouge sans cesse. A l’école il a donc besoin d’aide. Une aide spécifique. Et ça n’a pas été simple à obtenir. "Ça a été l’enfer", résume en fait Cécile Pontoux. "Rien que remplir le dossier pour la MDPH [Ndlr : Maison départementale des personnes handicapées qui attribue les aides en fonction des cas], cela m’a pris quatre mois, toute seule, se souvient cette infirmière. Il faut trouver des professionnels médicaux, disponibles pour récupérer des bilans, avancer les frais très onéreux – un bilan neurologique coûte 300 euros par exemple – et puis après il faut attendre. Et souvent malheureusement, la réponse est négative, donc oui, ça a été très, très compliqué."

Des enseignants bienveillants

Par chance, il a fallu du temps (9 mois en moyenne) mais le cas de Pierre a été accepté. Aujourd’hui, il est en CE2, dans une école privée classique. Son instituteur aménage son programme spécifiquement pour lui et il est accompagné en classe d’une auxiliaire de vie scolaire, une AVS. Et heureusement encore, il est toujours tombé sur des enseignants "bienveillants" se félicite sa maman. "Ils ont bien voulu s’investir, parce que c’est un investissement énorme pour eux qui ne sont pas formés aux pathologies. Ils doivent s’informer, se documenter et surtout, avoir envie de le faire."

Priorité n’1 : formation les personnels enseignants

La formation, c’est tout l’enjeu pour Cécile. C’est la priorité même. C’est ce qu’elle espère des mesures annoncées ce lundi, "que l’enfant puisse avoir une AVS et des professeurs formés pour pouvoir bien l’intégrer. Une formation de base, à toutes les pathologies, pour savoir de quoi on parle".

Et si elle apprécie la démarche, la concertation et reconnait l’ambition du gouvernement, Cécile Pontoux reste prudente. "Je suis sceptique parce qu’il y a un gros travail à faire. On nous parle de pénurie de professionnels, les AVS sont recrutées à pôle emploi car il n’y en a pas assez. J’attends de savoir, mais je suis sceptique", prévient la maman.