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Éducation

Épuisés, les directeurs d'école se rassemblent après le suicide de leur consœur de Pantin

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Par , France Bleu Hérault

Plusieurs syndicat de l'Enseignement appellent à rendre hommage à Christine Renon ce jeudi 3 octobre. Son suicide, à la fin du mois de septembre, libère la parole chez les directeurs d'école, surmenés depuis 2017 et la fin des contrats aidés.

Après le suicide de Christine Renon, les directeurs d'école dénoncent leurs conditions de travail, très dégradées depuis 2017.
Après le suicide de Christine Renon, les directeurs d'école dénoncent leurs conditions de travail, très dégradées depuis 2017. © Maxppp - Olivier Lejeune

Montpellier, France

"Ce n'est pas possible de gérer correctement une classe complète, de travailler comme tous les enseignants, et en même temps de travailler dans un bureau, de remplir toutes ces tâches administratives", souffle Jérôme, un directeur d'école primaire dans l'Hérault. Ce jeudi 3 octobre, il se rassemble avec ses collègue enseignants devant le rectorat de Montpellier pour dénoncer les conditions de travail des directeurs d'école, la cause du suicide il y a quelques jours de Christine Renon, directrice d'une école primaire de Pantin, en Seine-Saint-Denis.

Une double journée

Depuis 2017 et la fin des contrats aidés, il ne peut plus compter au quotidien sur le travail d'une assistante pour l'aider dans son travail administratif. "Je ne peux pas abandonner ma classe pour aller ouvrir le portail, ou répondre au téléphone aux parents... J'ai l'impression de mal travailler. On se sent dépassé. Pour terminer tout ce que j'ai à faire, soit je reste tous les soirs jusqu'à 20h, soit je viens samedi ou dimanche pour pouvoir terminer. Et tout ça, ça peut conduire au burn-out."

Jérôme a d'ailleurs dû être arrêté en 2018, pour surmenage. Sur la feuille de soins, son médecin inscrit les mots "maladie professionnelle", mais en commission, on lui explique que cette qualification n'existe pas chez les directeurs d'école. Son arrêt est requalifié en "accident de service". 

"C'est comme si ça n'existait pas... Il faut donc un suicide pour qu'on réagisse, c'est quand même incroyable, dénonce-t-il. Quand on a une conscience professionnelle, ça veut dire qu'on se rend bien compte qu'on n'y arrive pas. Pourtant on fait de gros gros efforts."

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