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"On se pose beaucoup de questions" : la communauté musulmane de Belfort en plein doute en ce début de Ramadan

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

Le Ramadan commence ce mardi pour les habitants du Territoire de Belfort de confession musulmane. Mais il débute cette année dans un contexte très compliqué pour les fidèles : restrictions sanitaires, tags anti-musulmans sur plusieurs mosquées, etc. Alors la joie est teintée d’inquiétude.

La Grande mosquée de Belfort
La Grande mosquée de Belfort © Radio France - Théo Hetsch

C'est le mois sacré pour les musulmans : le mois du Ramadan. Un mois de jeûne, de solidarité et de prières, qui commence ce mardi. C'est ce qu'a confirmé dimanche la Grande mosquée de Paris. Mais le Ramadan débute cette année dans un contexte compliqué, entre restrictions sanitaires (pour la 2e année de suite) mais aussi tags anti-musulmans dans plusieurs villes de France (à Rennes notamment, où l'inscription "les croisades reprendront" a été taguée sur une mosquée).

Inquiétude et questionnement

Alors devant la mosquée de Belfort, après la prière, il y a des sourires, de la joie à l'aube de ce Ramadan, mais aussi de l'inquiétude : "Quand on voit des tags qui parlent de Charles Martel ou de croisades, on se dit qu'on a franchi un cap quand même", s'inquiète Ali Sahab, le président de la grande mosquée. Certes, les incidents de ces derniers jours ont majoritairement eu lieu à l'Ouest (Rennes, Nantes...) et puis "dans le département, on a de très bonnes relations avec les institutions, on organise des portes ouvertes pour expliquer ce qu'est l'Islam, mais tout de même j'ai peur et on se pose beaucoup de questions".

Les musulmans de Belfort se posent aussi beaucoup de questions sur le rôles des politiques. Certes Gérald Darmanin s'est rendu à Rennes après les tags contre la mosquée, mais "pourquoi le président de la République ne parle pas ?" se demande-t-on. Plusieurs fidèles ne décollèrent pas face à certains politiques qui jouent avec le feu. "Ce climat délétère est porté par des politiques, et on saura s'en souvenir au moment des élections, elles vont arriver vite", rappelle Slimane, l'un des fidèles.

Des distributions de nourriture aux plus précaires

Dans leur collimateur, en particulier, les sénateurs, qui ont décidé la semaine dernière de durcir le projet de loi "sur le respect des principes de la République" (dite loi "Séparatisme"), notamment sur le voile pour les mineures ou encore les prières à l'université. "On est dans une crise sanitaire très dure, on va approcher les 100 000 morts, et le Sénat débat sur le voile ? J'ai l'impression qu'ils sont complètement déconnectés", lance Ali Sahab.

Les musulmans de Belfort veulent à l'inverse montrer que la priorité reste la crise sanitaire. Ils distribueront des paniers repas aux plus précaires pendant tout le Ramadan, tous les samedis, de 14h à 17h. Plus de 200 personnes, dont une bonne moitié d'étudiants, sont déjà inscrites. Les inscriptions sont encore possibles, sur place, à la Grande mosquée de Belfort.

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