Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

"On se sent abandonné ! " : le syndicat de police Alliance inquiet de la situation à Châteauroux

-
Par , France Bleu Berry

Alors qu'ils ont perdu la moitié de leur effectif en 17 ans, les policiers de Châteauroux espéraient obtenir 6 postes à la rentrée. Il n'en sera rien. La commission de mutation a retoqué tous les dossiers. Le commissariat devra donc fonctionner avec moins de 100 policiers en service.

Fabrice Bransolle, Jérôme Retailleau et Frédérique Gerbaud
Fabrice Bransolle, Jérôme Retailleau et Frédérique Gerbaud © Radio France - Julien Raymond

Ils ne décolèrent pas. Fabrice Bransolle et Jérôme Retailleau, représentant dans l'Indre du syndicat de police Alliance, avaient pourtant de bonnes raisons d'espérer. Depuis 10 mois, ils travaillent avec la sénatrice de l'Indre Frédérique Gerbaud pour faire reconnaître le manque d'effectifs chronique au sein du seul commissariat du département. "Nous avions un courrier du ministère de l'Intérieur admettant qu'il manquait 9 postes... C'est un écrit qui engage la parole du gouvernement. On attendait donc les commissions de mutation pour voir arriver des effectifs..." déplore la sénatrice. Mais les commissions sont tombées et c'est la douche froide. Alors que 6 policiers "remplissant tous les critères et aux solides dossiers" assure Frédérique Gerbaud, avaient candidaté pour être mutés à Châteauroux, aucun d'eux n'a obtenu satisfaction

"Nous avons perdu 13 postes en 2019. D'ici le début 2021, nous perdons encore 4 collègues qui partent en retraite ou qui sont mutés. Nous sommes 99 aujourd'hui contre 220 en 2003 ! C'est du jamais vu ! Quand on voit que par ailleurs, nous avons une maison d'arrêt et une Centrale, c'est impossible" s'énerve Fabrice Bransolle.

"Il faudra bientôt choisir entre deux urgences"

Cette fonte des effectifs n'est pas sans conséquence pour la sécurité des Castelroussins. "Il y a quelques jours, nous étions en planque chez un commerçant victime régulièrement de cambriolages. Mais nous avons été appelés sur une rixe. Nous avons dû quitter la planque. Résultat : le commerçant s'est fait de nouveau cambrioler...Si ca continue, il faudra peut être choisir un jour entre une femme battue à Déols et une autre au Poinçonnet... Nous ne voulons pas en arriver là, nous avons une mission régalienne. Mais nous n'avons plus les moyens humains de l'assurer" prévient le syndicat. Alliance s'inquiète aussi de la mise en danger des fonctionnaires de police qui interviennent sur une délinquance de plus en plus violente : "Nous avons de plus en plus de rixes, d'affrontements entre communautés, de règlements de compte avec des armes... et nous n'avons pas de renfort. On met en danger les collègues !".

Autre conséquence du non remplacement des départs : la répartition de la charge sur ceux qui restent. "Ca veut dire des collègues que nous rappelons sur leurs repos, sur leurs congés, moins de weekend avec ses proches. Ca veut dire une vie de famille qui en prend un coup. Ca veut dire des collègues en souffrance, des gens qui espéraient finir leur carrière ici et qui finalement choisissent de quitter le département."

Le syndicat et la sénatrice en appelle au ministre de l'Intérieur. Ils invitent Gérald Darmanin à venir sur place se rendre compte par lui-même des difficultés rencontrées par les policiers de Châteauroux au quotidien.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess