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Canicule : 78 départements en vigilance orange, "le recours au soin commence à augmenter"
Société

Sécheresse 2018 : les habitants de Saint-Rémy-en-Bouzemont dans la Marne se sentent abandonnés

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne

Confrontés à la multiplication des fissures dans leurs maisons depuis la sécheresse de l'été, des habitants de Saint-Rémy-en-Bouzemont espèrent la reconnaissance de la commune en état de catastrophe naturelle. Depuis la sécheresse de 2015 déjà, le maire s'inquiète et se sent démuni.

Le maire de Saint-Rémy-en-Bouzemont devant l'une des maisons où il y a des fissures.
Le maire de Saint-Rémy-en-Bouzemont devant l'une des maisons où il y a des fissures. © Radio France - Sophie Constanzer

Saint-Remy-en-Bouzemont-Saint.-Genes, Saint-Remy-en-Bouzemont-Saint-Genest-et-Isson, France

"Le phénomène s'est amplifié : des maisons touchées en 2015 sont maintenant très très touchées depuis l'été 2018, certains se demandent même comment demain ils vont entrer dans leur maison !", explique dépité François Gringuillard, au milieu de ses dossiers. Car le maire de Saint-Rémy-en-Bouzemont-Saint-Genest-et-Isson dans la Marne constate impuissant, à la dégradation de certaines maisons dans sa commune depuis la sécheresse de l'été 2015.

Dans cette maison, certaines fissures traversent les pièces de part en part.  - Radio France
Dans cette maison, certaines fissures traversent les pièces de part en part. © Radio France - Sophie Constanzer

On voit tous les jours que ça s'écarte -- Maryse, une habitante

Pour l'instant, les occupants de 13 maisons éparpillées dans cette commune de 450 habitants se sont manifestés et le maire a déposé un dossier auprès de la préfecture pour demander la reconnaissance en état de catastrophe naturelle, après la sécheresse de 2018. Et une antenne des "Oubliés de la canicule" dans la Marne a été crée pour recenser les victimes de ces fissures. Parmi ces "oubliés", il y a Maryse Herbin : "ça a commencé par l'extérieur et cette année c'est l'intérieur"

A l'extérieur, les fissures concernent aujourd'hui trois des quatre façades de sa maison, le sol de la terrasse, et surtout l'intérieur de l'habitation. "Tous les jours je ramasse des petits morceaux de plâtre... ça tombe ! On voit tous les jours ça s'écarte", observe encore Maryse Herbin qui a fait construire sa maison avec son mari en 1980. Dans le même quartier, d'autres maisons sont touchées comme l'explique François Gringuillard : "la maison à côté c'est encore pire, il y a une porte de chambre qu'on peut plus ouvrir"

Une pointe de stylo peut se glisser aisément dans les fissures extérieures.  - Radio France
Une pointe de stylo peut se glisser aisément dans les fissures extérieures. © Radio France - Sophie Constanzer

La reconnaissance en catastrophe naturelle refusée après la sécheresse de 2015

Le maire de Saint-Rémy-en-Bouzemont déplore la lenteur des services de l'Etat, et demande en vain qu'un expert se déplace dans sa commune. "Je me demande même si pour deux ou trois maisons, je vais pas être obligée de prendre un état de péril donc imaginez les conséquences pour ces gens là", explique encore François Gringuillard. Le maire avait déjà déposé un dossier pour la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle après la sécheresse de 2015 : demande refusée par les services de la préfecture de la Marne. 

François Gringuillard avait déposé un recours devant le Tribunal administratif de Châlons en avril 2017 mais la commune a été déboutée... en décembre 2018. Le retrait et le gonflement des argiles est selon lui, un risque "reconnu". Et justement c'est sur les rupture d'argiles que les maisons touchées par les fissures, sont situées.