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Sécheresse : dans le Lot, la pêche de sauvetage à la rescousse des poissons

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Par , France Bleu Occitanie

Il n'y a pas que nous qui souffrons des fortes chaleurs... les poissons aussi ! À cause de la sécheresse, ils sont parfois bloqués sur les cours d'eau très bas, et risquent dans certains cas de mourir. Dans le Lot, l'une des solutions d'urgence, c'est la pêche électrique de sauvetage.

Dans des cours d'eau asséchés, la pêche électrique de sauvetage permet d'agir dans l'urgence.
Dans des cours d'eau asséchés, la pêche électrique de sauvetage permet d'agir dans l'urgence. © Radio France - Mélanie Juvé

Lors des épisodes de sécheresse, les poissons peuvent mourir si les cours d'eau sont trop bas. Un des moyens d'action dans l'urgence, c'est la pêche électrique de sauvetage. Le but : récupérer et transférer les poissons dans des cours d'eau avec un débit supérieur. Mais la technique reste peu courante et n'est pas pérenne estiment les spécialistes.

Jusqu'à dix sauvetages par an

Dans le Lot, ce sont les techniciens de la fédération pour la pêche et la protection du milieu aquatique qui se chargent des missions de sauvetage des truites et autres poissons à l'agonie. Chaque année, ils mènent jusqu'à dix opérations maximum, sur des cours d'eau en difficulté, repérés par leurs soins, des associations ou même des particuliers. La limite est un débit est de 5 à 10 litres par seconde, en dessous c'est le risque d'assec.

"Un poisson est capable de tenir plusieurs heures voir plusieurs jours dans des poches d'eau, par contre s'il n'y a plus d'écoulement, l'eau chauffe très vite voire finit en assec complet" explique Laurent Fridrick, responsable technique à la fédération, en charge notamment du suivi des populations piscicoles. A chaque sortie, des centaines de poissons sont sauvés. 

Avec un attirail portatif, la technique consiste à envoyer de l'électricité pour paralyser les poissons quelques secondes, pour qu'ils soient attirés par le champ électrique. Le technicien peut ensuite le récupérer à l'épuisette pour le mettre dans un sceau ou un vivier, et le transférer sur un autre point d'eau. La pêche est possible jusqu'à 1.000 V pour les cours d'eau peu conducteurs, et 200 V pour les très conducteurs.

Une "rustine"

Mais avec les sécheresses plus fréquentes, le manque de pluie et les épisodes caniculaires, la pêche de sauvegarde n'est pas une fin en soi pour la fédération. "C'est vraiment une rustine, on essaye de répondre à l'urgence sur un cours d'eau qui sèche lorsqu'on a des signalements, mais on ne peut pas être partout, il y a 2.000 km de rivière dans le département" explique Laurent Fridrick. Et même si la technique ne blesse ou ne tue pas les poissons, elle ne comporte pas que des avantages.

"Enlever la totalité des poissons ce n'est pas forcément bon pour le milieu, et les remettre dans un secteur différent même si on essaye de rester sur le même cours d'eau ou bassin versant, il y a le risque que le poisson soit porteur de maladie, donc on analyse tout ça et on limite ce genre d'opération." ajoute le spécialiste. Le risque de surpopulation et de compétition entre les poissons lors des transferts est aussi à prendre en compte. 

Il prône plutôt un travail de fond pour la sauvegarde des espèces dans les années à venir, comme la restauration des zones humides "qui fonctionnent comme des éponges, stockent l'eau lors des fortes pluies et la restituent progressivement en période de bas débit." Un travail donc en accord avec les services de l'Etat, les propriétaires agricoles, les riverains, pour tenter de limiter le drainage des sols et l'assèchement sur certains secteurs. 

"On répond à l'urgence sur un secteur où les gens voient des poissons à l'agonie".

Elycia et Justin en stage, accompagnent Laurent Fridrick pour les pêches de sauvetage ou d'inventaire en ce moment.
Elycia et Justin en stage, accompagnent Laurent Fridrick pour les pêches de sauvetage ou d'inventaire en ce moment. © Radio France - Mélanie Juvé

Le reportage de France Bleu Occitanie lors d'une mission de pêche de sauvetage dans le Lot.

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