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Société

Sécheresse en Dordogne : "Il y a assez d'eau pour pomper" estiment des agriculteurs au bord du Cern

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Par , France Bleu Périgord

La sécheresse qui sévit en Dordogne a conduit la préfecture a interdire le pompage dans certains ruisseaux. Au bord du Cern, certains agriculteurs sont en colère et estiment que les niveaux sont encore suffisants pour effectuer des tours de pompage

Patrice Brachet dans le Cern, estime que le niveau est encore suffisant pour pomper
Patrice Brachet dans le Cern, estime que le niveau est encore suffisant pour pomper © Radio France - Antoine Balandra

Azerat, France

La préfecture a donc pris un arrêté pour interdire totalement les pompages pour l'irrigation dans de nombreux petits cours d'eau de la Dordogne. Cela concerne le Céou, la Beune, la Couze, ou encore le Lidoire.

Mais ces mesures ne sont pas toujours acceptées par les agriculteurs. C'est le cas dans le bassin du Cern, du côté d'Azerat (à 40 km à l'est de Périgueux).

Les agriculteurs d'Azerat au bord du Cern scrutent le niveau de l'eau - Radio France
Les agriculteurs d'Azerat au bord du Cern scrutent le niveau de l'eau © Radio France - Antoine Balandra

Le Cern, un petit ruisseau qui est aussi concerné par une interdiction totale de pompage.

Mais certains agriculteurs estiment que la mesure est excessive. Patrice Brachet s'est donc rendu sous un pont, à l'endroit où est mesuré le niveau de la rivière. La toise indique 29 cm d'eau. Sous le pont , le Cern coule toujours  mais son niveau est de plus en plus bas, pas assez pour interdire aux agriculteurs de pomper estime Patrice Brachet, éleveur de vaches laitières à Azerat.

"Le 13 juillet 2016, on avait 22 cm donc 7 cm plus bas et on avait le droit de pomper avec les mêmes règles du jeu" note-t-il

Pour lui, une bonne partie du débit de la rivière passe sous les gravières, qui bordent le Cern sur une centaine de mètres.

Pourtant la préfecture a cette fois interdit les prélèvements sur le cours d'eau.

De quoi énerver Vincent Faure, un autre éleveur du secteur. Il faut dire que cet éleveur s'inquiète non seulement pour ses cultures, mais aussi pour ses bêtes, qu'il n'arrive déjà plus à abreuver dans la Douime, un ruisseau secteur désormais quasi à sec. Alors les pieds dans l'eau du Cern, Patrice Brachet son collègue estime qu'il faudra travailler bien plus en amont à l'avenir.

Les agriculteurs estiment que le Cern est encore assez eau pour pomper pendant quelques jours - Radio France
Les agriculteurs estiment que le Cern est encore assez eau pour pomper pendant quelques jours © Radio France - Antoine Balandra

"Il faut que l'on apprenne à revivre en semble. Nous les agriculteurs on a des efforts à faire. On essaye de faire des économies d'eau, on recherche des cultures moins gourmandes. Mais on ne pourra pas tout remplacer en un claquement de doigt. Comment on va mener les cultures à bout ?" s'interroge-t-il

Il plaide notamment pour la création de bassines et donc pour le stockage de l'eau l'hiver. 

La préfecture répond qu'elle prend des mesures d'intérêt général et non pas pour protéger des intérêts particuliers. Seul espoir pour ces agriculteurs, que des orages viennent regonfler d'ici vendredi le niveau des cours d'eau.