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Société

Sécheresse : les lâchers d'eau commencent depuis les barrages d'Occitanie

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Par , France Bleu Occitanie

Alors qu'une soixantaine de départements sont sous surveillance à cause de la sécheresse, les lâchers d'eau des barrages d'Occitanie commencent et sont parfois très importants. Comme au lac de Montbel, où la situation est comparable à la canicule de 2003.

Le lac de Montbel est destiné à irriguer 28 000 hectares de l'Ariège, l'Aude et la Haute Garonne
Le lac de Montbel est destiné à irriguer 28 000 hectares de l'Ariège, l'Aude et la Haute Garonne - Stéphane Meurisse et OT Pays de Mirepoix

Midi-Pyrénées, France

Alors que des arrêtés de restriction d'eau ont été pris dans une soixantaine de départements souffrant de la sécheresse, des lâchers d'eau ont commencé depuis les barrages de notre territoire pour alimenter les différents cours d'eau dont le niveau ne cesse de baisser.

A Montbel, des lâchers comparables à ceux de 2003

Il y en a eu récemment, par exemple, depuis le barrage de Montbel, créé en 1985.

Ce lac artificiel ariégeois de 570 hectares est destiné à irriguer l'Aude, l'Ariège et la Haute-Garonne et ce sont ces trois départements qui le gèrent.

Entre le 25 juin et le 15 juillet, on a lâché 6 millions de mètres cubes sur les 60 millions disponibles. On est dans un rythme équivalent à la canicule de 2003 - Sébastien Vincini, représentant de la Haute-Garonne au sein de l’Institution Interdépartementale pour l’Aménagement du Barrage de Montbel

Mais Sébastien Vincini n'est pas inquiet car le lac de Montbel était rempli en début de saison, ce qui n'est pas toujours le cas. "On reste ceci étant vigilant et il faudra sécuriser ce barrage", précise-t-il. 

Des discussions sont d'ailleurs en cours pour gagner 3 à 5 millions de mètres cubes supplémentaires et pour alimenter le lac par la rivière Touyre en Ariège, mais des associations écologistes y sont opposés, accusant les agriculteurs de vouloir intensifier l'irrigation au détriment de la qualité de l'eau.

Sans les lâchers, point de Garonne

La Garonne a elle atteint son niveau le plus bas, le 9 juillet dernier, de façon fugace mais très précoce. C'est la sixième fois seulement en 50 ans que le fleuve entre en étiage si tôt.

Depuis ce mardi, EDF effectue donc des lâchers d'eau de 7 mètres cubes par seconde pour alimenter la Garonne, et des lâchers plus importants sont prévus ce mercredi (12 m3/secondes environ). Ils peuvent représenter jusqu'au tiers du débit que l'on observe au Bazacle, en plein cœur de Toulouse !

Ces lâchers sont effectués depuis certains barrages dans les Pyrénées, notamment des lacs ariégeois (Izourt, Laparan, Gnioure, Soulcem), ou encore le lac d'Oô en Haute Garonne, à la demande du président du SMEAG, le syndicat mixte d'études et d'aménagements de la Garonne.

Des conventions ont été signées avec EDF pour que le groupe libère cette eau, en contrepartie d'un certain forfait, qui peut aller jusqu'à 350 000 euros. Cet argent vient en fait de nos factures d'eau : lorsque que l'on règle l'eau potable, une partie correspond à une redevance versée au SMEAG, qui la reverse après à EDF en fonction des quantités lâchées dans la Garonne. 

L'inquiétude du comité de Bassin Adour Garonne

Soucieux de ce qu'EDF reste prêt à contribuer à ces lâchers, le comité de bassin Adour Garonne (qui gère 120 000 kilomètres de cours d'eau, soit 20% du territoire français en Nouvelle-Aquine et en Occitanie) a demandé ce mardi à l'Etat de prévoir, dans les futures concessions hydroélectriques, une "capacité supplémentaire" de prélever de l'eau pour le réseau, plutôt que pour l'hydro-électricité.  

En effet, le déficit actuel du bassin a atteint 250 millions de mètres cubes et pourrait dépasser le milliard de mètres cubes d'ici 2050 si rien n'est fait.

Afin de vérifier que les moyens alloués par l'Etat notamment dans le cadre des Assises de l'eau, sont suffisants, Martin Malvy, le président du comité de bassin Adour Garonne, a également réclamé un audit dans les 18 mois.

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