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Société

Sécurisation de la RN13 : les riverains attendent toujours

mercredi 31 janvier 2018 à 0:29 Par Clémence Gourdon Negrini, France Bleu Cotentin

C'est un dossier vieux de presque trente ans : la sécurisation de la RN13. Ce mercredi après midi, une nouvelle réunion a lieu entre la Direction régionale de l'aménagement (DREAL), les élus, et le comité de défense des riverains de Brix, Saint Joseph et Tolvast.

Le comité de défense des riverains se bat pour obtenir la sécurisation des accès à la RN13
Le comité de défense des riverains se bat pour obtenir la sécurisation des accès à la RN13 © Radio France - Clémence Gourdon Neg

Une énième réunion se tient ce mercredi après midi entre la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL), les élus et le comité de défense des riverains des trois communes concernées (Brix, Saint-Joseph et Tolvast). En presque trente ans, le dossier sur la sécurisation de la RN13 n'a presque pas évolué. 

Parmi la cinquantaine de riverains adhérents au comité de défense, Louis Launay. Il a toujours habité la maison familiale de Brix et a connu la nationale avant même qu'elle ne devienne une deux fois deux voies. Aujourd'hui, c'est une route empruntée par quelques 25.000 véhicules chaque jour. 

Les riverains se sentent en danger

Chaque fois qu'il sort de chez lui, Louis Launay prend des risques. En partant en voiture, il est obligé de passer par la RN13. Sans voie d'accélération ou d'accès via un échangeur, mais sur un angle droit, une simple intersection : "on arrive là en première, face à des véhicules qui roulent à 110km/h !"

Le long des maisons de Brix, un trottoir d'environ 2 mètres de large, sans séparation avec la RN13 - Radio France
Le long des maisons de Brix, un trottoir d'environ 2 mètres de large, sans séparation avec la RN13 © Radio France - Clémence Gourdon Negrini

S'il n'a jamais eu d'accident, le retraité ne les compte plus autour de chez lui : "Un par semaine ! Une voiture a atterrit sur notre muret. Des voitures qui étaient garées le long des maisons ont été enfoncées", les exemples cités sont nombreux.

Quand c'est à pied qu'il sort de chez lui, pour aller chez son voisin direct, son seul accès est sur le trottoir qui longe directement la route. Au sol, des débris de voitures, témoins de récents accidents. "On va finir par croire qu'il faut un mort pour que les responsables agissent enfin et fassent les travaux", s'énerve Yves Néel, le président du comité de protection des riverains. 

Dossier au point mort

Le "dossier RN13" est sur la table depuis 1991. À l'époque, on proposait de mettre la route aux normes autoroutières. Depuis, plus rien, "on s'est fait endormir" regrette Yves Néel. C'est d'abord le financement qui a manqué mais depuis trois ans, "les 34 millions d'euros sont là, mais les travaux ne débutent toujours pas". 

Entre manque de volonté, de moyens financiers ou humains, chacun y va de son explication pour tenter de comprendre. Ils n'attendent pas grand chose de cette nouvelle réunion "où, prédit Yves Néel, on fera le point sur la situation et commandera, encore, de nouvelles expertises". Certains espèrent tout de même que le nouveau Préfet de la Manche, Jean-Marc Sabathé, en fasse un dossier prioritaire. Sans quoi ils envisagent des actions plus importantes pour alerter les différents acteurs "avant qu'un drame n'arrive."