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Les épiceries de nuit, "lieux de trafics", doivent désormais fermer dès 22 heures à Perpignan

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Par , France Bleu Roussillon

Le maire de Perpignan a fait plusieurs annonces au sujet de la sécurité à Perpignan ce mardi, après la frayeur de la veille près de l'école Sainte-Thérèse. Les épiceries de nuit, "à l'origine de beaucoup d'incivilités dans les quartiers" selon le maire, doivent désormais fermer dès 22 heures.

Pour le maire, certaines épiceries de nuit accueillent des activités illégales, notamment du trafic de cigarettes.
Pour le maire, certaines épiceries de nuit accueillent des activités illégales, notamment du trafic de cigarettes. © Radio France - Victorien Willaume

"20 ans de laxisme ne peuvent pas être réglés en trois mois de mandat." Voilà comment le maire de Perpignan (RN) Louis Aliot a débuté sa conférence de presse à l'hôtel de ville, ce mardi. Il avait annoncé son intention de parler aux médias la veille, car un nouveau fait-divers a eu lieu dans la commune, entre le rond-point des Baléares et l'école Sainte-Thérèse. 

Pendant son intervention, le maire de Perpignan a beaucoup critiqué l'action de l'Etat, qui ne donnerait pas assez de moyens financiers aux communes pour améliorer la sécurité. Louis Aliot a fait aussi plusieurs annonces. 

Fermeture des épiceries de nuit entre 22 heures et 6 heures du matin 

Cette fermeture était déjà obligatoire dans les zones de sécurité prioritaires de Perpignan. Cette fois, toutes les épiceries de la ville sont concernées. Ça concernerait au moins une quarantaine d'établissements. Pour Louis Aliot, ces commerces déclarent une activité d'alimentation générale, mais abritent bien souvent en réalité des trafics, en particulier des trafics de cigarettes, mais aussi du travail illégal. Et ces activités génèrent au final des règlements de compte et provoquent des incivilités, selon le maire. L'arrêté est valide jusqu'au 15 janvier prochain. 

Une police municipale mobilisée 24h/24 et 7j/7

C'était l'une de ses promesses de campagne. Louis Aliot estime que d'ici trois semaines, une vingtaine de policiers municipaux devraient renforcer les effectifs actuels. Ils doivent permettre d'avoir une police municipale constamment présente sur le terrain. Actuellement, il n'y a plus aucun policier municipal qui travaille entre 2 heures et 6 heures du matin, et seule la police nationale est sur le terrain. 

Renforcement du dispositif de vidéosurveillance 

Louis Aliot ne donne pas de détails sur le sujet, mais il assure vouloir installer davantage de caméras, dans des zones "blanches", actuellement non couvertes. Il souhaite aussi que celles qui sont défectueuses soient réparées. Pour améliorer la sécurité, Louis Aliot veut aussi faire participer les habitants, notamment à travers le système "voisins vigilants", qui a déjà fait preuve de son efficacité", selon lui. 

Les commerçants concernés ne comprennent pas cette décision du maire 

Nous avons rencontré plusieurs commerçants qui tiennent des épiceries de nuit à Perpignan. Pour eux, leur activité n'a aucun impact sur la sécurité dans Perpignan. Cet homme tient une épicerie rue des Augustin : "Je n'ai vu aucun conflit dans nos épiceries par rapport au trafic de cigarettes. Peut-être que ça existe entre certaines personnes, mais moi, je n'ai jamais eu de problème avec d'autres épiceries. Au contraire, quand un voisin ou un commerçant est dans le besoin, je suis là pour l'aider", explique-t-il. 

Pour un autre commerçant : "Ce sont des conneries. Je ne comprends pas cette décision, on a rien à voir avec les problèmes de délinquance dans la ville. Les seules tensions que j'ai par rapport à mon commerce, c'est quand on a affaire à un alcoolique."

Et certains épiciers s'inquiètent aussi pour leurs finances : "Ça nous pénalise beaucoup, car on ferme deux heures plus tôt. Et c'est une perte d'argent. On est une épicerie honnête, et on ne comprend pas pourquoi on devrait fermer à 22 heures."

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