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Société

Sécurité dans les transports en commun nantais : davantage de coopération entre la Tan, la police et la gendarmerie

mardi 9 janvier 2018 à 18:54 Par Marion Fersing, France Bleu Loire Océan

C'est la suite des mesures de sécurité annoncée après les agressions de plusieurs chauffeurs et contrôleurs de la Tan, l'été dernier, à Nantes. Une convention vient d'être signée avec la police et la gendarmerie pour être plus efficace.

Les policiers et les gendarmes interviennent plus souvent aux côtés des contrôleurs de la Tan
Les policiers et les gendarmes interviennent plus souvent aux côtés des contrôleurs de la Tan © Radio France - Marion Fersing

Nantes, France

Pour améliorer la coopération entre les contrôleurs et les chauffeurs de la Tan, la police et la gendarmerie, une convention vient d'être signée. C'est la suite des mesures annoncées à la fin de l'été dernier après plusieurs agressions dans les transports en commun nantais. Depuis, les forces de l'ordre sont d'avantage présentes lors des contrôles. C'est notamment ce que vient formaliser cette convention. 70 CRS sont également arrivés en renfort ainsi que 11 policiers et la police municipale intervient, elle aussi, dans les transports en commun.

Des résultats mitigés pour l'instant

Pour quels résultats ? Ils sont mitigés pour l'instant reconnait Jean-Christophe Bertrand, le directeur départemental de la sécurité publique : "il y a deux choses. L'aspect délinquance et le sentiment d'insécurité. Je pense que la présence des CRS a fait beaucoup pour améliorer le sentiment de sécurité. Après, il y a encore des progrès à faire au niveau de la délinquance".

Nous avons affaire à des spécialistes du vol à la tire. Ils sont très forts

Effectivement, il y a encore de gros points noirs : Commerce pour le trafic de drogue et la ligne 1 du tram, entre la gare et chantiers-navals pour les vols à la tire. "Nous avons affaire à des spécialistes", explique le chef de la brigade des transports. "L'autre jour par exemple, j'ai vu un pickpocket dans le tram. On arrive à une station. Il repère une femme, à l'extérieur, qui range son smartphone - le dernier sorti il y a quelques semaines - dans sa poche de blouson, avant de monter dans le tram. Il se lève, se rapproche d'elle et il profite du freinage pour venir au contact. Il arrive à prendre le téléphone et il descend tranquillement".  Cette fois-là, les policiers ont pu l'arrêter mais parfois, ils se font repérer : "il ne faut pas qu'on croise leur regard. Si ils nous regardent une fois dans les yeux, on est grillé. Ils sont très forts". À tel point que ce policier parle de "professionnels". "Ils arrivent souvent de Strasbourg. Une fois qu'ils se sont fait repérer là-bas, ils vont ailleurs. Dernièrement, on en a arrêté plusieurs qui, après Strasbourg, étaient passés par Montpellier et Paris avant d'arriver à Nantes".

Au niveau des contrôleurs, on se sent plus serein quand les policiers et les gendarmes sont là

Le point positif, jusque là, c'est au niveau du sentiment d'insécurité donc. Au niveau des voyageurs, mais aussi des contrôleurs de la Tan, très marqués par les agressions violentes de ces derniers mois. "Bien sûr ! Notre façon de faire, lorsqu'on est accompagné de policiers ou de gendarmes, elles est différente", confie l'un des responsables des contrôleurs. "On peut aller dans des endroits où d'habitude on va sans être très rassurés. Oui, on est plus serein". Surtout que même si le nombre global d'incidents signalés dans les bus et les tram reste stable entre 2016 et 2017, le nombre d'insultes, de menaces et d'agressions a lui augmenté de 8% et la majorité des victimes sont des chauffeurs et des contrôleurs.